Le logo « Fait maison » célèbre son anniversaire le mercredi 17 juillet. Il a été conçu il y a une décennie dans le but d’aider les restaurateurs qui préparent leurs plats de mettre en avant leur cuisine. Cependant, est-on réellement conscient de ce que cette mention certifie ?
Le label « Fait maison » et sa signification
Le logo du label « Fait maison » est perçu par les clients comme un gage de qualité. Pour obtenir ce label, le gouvernement a établi des critères stricts : l’utilisation exclusive de produits bruts, frais et transformés sur place. Bien qu’il n’y ait aucune obligation concernant l’origine des produits, les surgelés et les plats préparés sont proscrits. Cela implique un investissement supplémentaire en main-d’œuvre et peut entraîner une augmentation des prix des plats. Certaines restaurants sont donc confrontés à des contraintes liées à ce label, les poussant parfois à contourner les règles pour tromper leur clientèle en affichant uniquement des plats faits maison. Selon les statistiques du secteur, seulement 4% des restaurants proposent une cuisine entièrement faite maison.
Les défis posés par le concept de « Fait maison »
Le concept de fait maison peut être un véritable casse-tête pour les restaurateurs, car les industriels redoublent d’efforts pour vendre des produits tout prêts aux professionnels de la restauration, donnant l’illusion qu’ils ont été préparés à la main. Dorothée Lachaud, journaliste, met en garde contre cette illusion trompeuse sur le plateau du 13 Heures. Elle conseille d’être vigilant face aux menus interminables et de privilégier les recettes de saison.




