Les élus écologistes exigent le retrait de la malle géante LVMH des Champs-Élysées

"C'est de la publicité illégale" : les élus écologistes parisiens demandent le retrait de la malle géante LVMH des Champs-Élysées
          Le leader mondial du luxe a installé une immense malle Louis Vuitton sur la célèbre avenue parisienne, à l'automne 2023, pour masquer un chantier sur l'un de ses bâtiments.

Le géant de l’industrie du luxe a placé une gigantesque valise Louis Vuitton sur la célèbre avenue de la capitale française, à l’automne 2023, afin de dissimuler des travaux sur l’un de ses édifices.

Une publicité contestée sur les Champs-Elysées

Selon Emile Meunier, élu écologiste au Conseil de Paris et président de la commission urbanisme, la présence de la malle Louis Vuitton qui couvre un bâtiment en travaux sur les Champs-Elysées à Paris depuis l’automne 2023 constitue une publicité illégale. Il a donc déposé un recours gracieux pour demander son retrait. Les travaux devraient se poursuivre jusqu’en 2027 et cette immense malle, fabriquée en bois et en acier, arbore le célèbre monogramme LV de Louis Vuitton.

Un débat autour de la légalité de la publicité

Emile Meunier souligne que le bâtiment en question est classé monument historique, ce qui interdit toute forme de publicité. L’immeuble appartient à LVMH, qui prévoit d’y installer son prochain magasin ainsi qu’un hôtel, un SPA et un restaurant.

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Une enseigne temporaire contestée

LVMH, dirigé par Bernard Arnaud, affirme que la malle géante n’est qu’une enseigne temporaire pour annoncer l’ouverture prochaine du commerce. Cependant, Emile Meunier dénonce cette pratique, soulignant que les enseignes temporaires sont normalement de petite taille et servent à indiquer une future ouverture, pas à faire de la publicité massive.

La mairie de Paris, dans sa réponse à l’élu, affirme que LVMH a respecté les règles en vigueur et qu’elle percevra une taxe sur la publicité extérieure, s’élevant à 1,7 million d’euros pour l’ensemble du chantier. Si la municipalité maintient sa position, les opposants envisagent de saisir le tribunal administratif pour excès de pouvoir.

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