D’après le rapport de l’Office européen des brevets dévoilé jeudi, la France se positionne en tant que deuxième destination privilégiée des investisseurs technologiques en Europe. Cependant, il est à noter que la majeure partie de ces investissements provient du secteur public, un constat qui semble également valable pour l’ensemble des pays du continent.
L’Europe en manque de financement privé pour soutenir ses entreprises technologiques
À l’heure actuelle, l’économie européenne est préoccupée par les actions de Donald Trump et les avancées spatiales sont largement dominées par les milliardaires américains. Cependant, un rapport récent de l’Office Européen des Brevets (OEB) souligne le manque de financement privé en Europe pour soutenir ses entreprises technologiques.
Entre 2000 et 2023, la France se positionne bien en termes d’investissements technologiques, avec 82 milliards d’euros investis. Cependant, ces investissements proviennent principalement de grands programmes publics et d’investisseurs privés spécialisés, un constat qui s’applique également à d’autres pays européens.
L’étude de l’OEB met en lumière l’origine de ces investissements et les principaux acteurs européens du financement technologique. En France, la Banque publique d’investissement Bpifrance est en tête, tandis qu’au niveau européen, Bpi figure parmi les cinq premières sources de financement aux côtés de la BEI et d’Innovate UK pour le Royaume-Uni.
Des soutiens privés bien plus importants aux États-Unis
Le rapport révèle que 88% des investisseurs européens soutiennent des entreprises innovantes reconnues pour leurs brevets. Cependant, il souligne l’urgence de combler le déficit de financement privé en Europe pour stimuler l’innovation et rattraper le retard par rapport aux États-Unis, où les soutiens sont bien plus massifs.
En mettant en évidence les financements actuels, le rapport de l’OEB évalue l’ampleur du déficit de soutien aux start-up en Europe, rejoignant ainsi les conclusions du rapport Draghi. Ce dernier met en lumière la perte de compétitivité de l’Europe en raison du manque d’investissements massifs dans l’innovation. Ces investissements sont existants mais insuffisants pour faire face aux défis internationaux posés par des acteurs tels que Donald Trump en matière commerciale et industrielle.




