Le 1er décembre 2018, une femme âgée de 80 ans était à la fenêtre de son logement lorsqu’elle a été touchée en pleine figure par une grenade lacrymogène.
Affaire Zineb Redouane : un policier mis en examen pour homicide involontaire
Six ans après la tragique mort de Zineb Redouane, une femme de 80 ans décédée à Marseille après avoir été touchée par une grenade lacrymogène lors d’une manifestation des « gilets jaunes », un CRS soupçonné d’avoir tiré la grenade a été mis en examen pour homicide involontaire. Cette information a été confirmée par une source proche du dossier, et le parquet de Lyon, où l’affaire a été transférée, a également confirmé la mise en examen du policier.
Zineb Redouane se trouvait à la fenêtre de son appartement le 1er décembre 2018 lorsqu’elle a été touchée en plein visage par la grenade lacrymogène. Le policier mis en examen dans cette affaire a été laissé en liberté par la juge d’instruction en charge du dossier. Me Yassine Bouzrou, avocat de la famille de la victime, a exprimé un certain soulagement suite à cette mise en examen tardive, mais a également souligné la colère de la famille face aux délais de la justice.
L’avocat a dénoncé des pressions politiques et du parquet, qui avait initialement nié que le décès de Zineb Redouane était lié au tir de la grenade. De son côté, l’avocat du policier mis en examen n’a pas souhaité réagir à cette nouvelle.
Les CRS impliqués n’ont pas été sanctionnés à l’époque des faits
En 2021, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, avait décidé de ne pas sanctionner les deux CRS impliqués dans le tir de la grenade lacrymogène ayant causé la mort de Zineb Redouane. Il avait justifié cette décision en expliquant que les conditions de la manifestation des « gilets jaunes », avec la nuit tombante, le bruit et l’atmosphère insurrectionnelle, pouvaient expliquer le manque de discernement des policiers. Au lieu de sanctions, il avait décidé de leur faire suivre un stage de formation continue obligatoire.




