À partir de demain, lundi 18 novembre, débute la semaine européenne dédiée à l’emploi des personnes en situation de handicap. Pour les cadres, l’annonce de leur handicap à leur employeur peut être perçue comme une étape libératrice, mais pour certains, cela peut également être source de regrets.
Une majorité de cadres dissimulent leur handicap à leur employeur
Une récente étude révèle qu’une grande partie des cadres préfèrent cacher leur handicap à leur employeur, par peur d’être stigmatisés ou bloqués dans leur carrière.
Les chiffres clés
Selon Sarah Lemoine, 7% des cadres actifs du secteur privé se déclarent limités par un handicap, qu’il s’agisse de troubles moteurs, psychiques, intellectuels, ou de problèmes de santé tels que le diabète, l’endométriose ou un cancer. Cependant, la plupart du temps, ces handicaps sont invisibles. Seulement 2% de ces cadres disposent d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), un chiffre inférieur à la moyenne de la population active. Cette information provient d’une étude menée par l’association pour l’emploi des cadres et l’Agefiph, l’organisme qui gère les aides financières pour les travailleurs handicapés.
Les freins à la reconnaissance du handicap
Plusieurs raisons expliquent pourquoi de nombreux cadres choisissent de ne pas révéler leur handicap. Certains ne veulent pas être étiquetés comme « handicapés » par peur des préjugés associés à cette notion. D’autres craignent d’être jugés comme moins compétents, moins performants, voire de perdre leur emploi. De plus, beaucoup ignorent l’existence de la RQTH, qui pourrait pourtant leur permettre de faire reconnaître leur situation de travailleur handicapé.
Les avantages de la reconnaissance du handicap
Obtenir la RQTH peut être un processus complexe, mais cela offre ensuite des avantages concrets au quotidien au travail. Cela peut inclure des adaptations de poste, des équipements spécifiques, ou des horaires aménagés. La reconnaissance peut être attribuée pour une durée de 1 à 10 ans. Pour certains cadres, révéler leur handicap et obtenir la RQTH représente une libération, améliorant leur situation au travail et dissipant les malentendus ou les soupçons de manque d’investissement.
Sensibiliser l’ensemble de l’entreprise et communiquer sur le sujet du handicap apparaît donc comme essentiel pour créer un environnement professionnel inclusif et bienveillant, souligne Gilles Gateau, directeur général de l’APEC.




