Le virus de type 3, qui a émergé en 2023 aux Pays-Bas à proximité d’Amsterdam, a été identifié pour la première fois en France le 5 août dernier, plus précisément dans le département du Nord.
Propagation de la fièvre catarrhale ovine en France
Selon les informations du ministère de l’agriculture en France, 712 foyers de fièvre catarrhale ovine ont été identifiés dans le pays jusqu’au 5 septembre 2024. Ces foyers se situent dans plusieurs départements, notamment l’Aisne, les Ardennes, l’Aube, le Doubs, la Haute-Marne, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, la Nièvre, le Nord, l’Oise, l’Orne, le Pas-de-Calais, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, la Sarthe, la Seine-et-Marne, la Somme et l’Yonne. Malgré la campagne de vaccination en cours, les éleveurs restent inquiets face à la situation.
Deux autres sérotypes du virus de la fièvre catarrhale ovine, le BTV8 et le BTV4, circulent en France depuis novembre 2017. Depuis le 1er janvier 2018, l’ensemble du territoire français est en zone réglementée pour lutter contre les sérotypes 4 et 8 de la maladie. Cependant, le sérotype 3 représente une nouvelle menace pour les troupeaux.
Dans la Drôme, Arnaud Mandaroux, éleveur, témoigne de la perte de ses brebis malgré une vaccination contre le FCO sérotype 8. Le sérotype 3, apparu aux Pays-Bas en 2023, a été détecté pour la première fois en France en août dernier, dans le département du Nord.
Les éleveurs expriment leur frustration quant à la difficulté d’accéder aux vaccins. Elisabeth Moreau, éleveuse dans la Drôme, dénonce le processus d’obtention des doses de vaccin, jugé trop lent. Malgré les efforts des autorités pour élargir la zone de vaccination et commander 5,3 millions de doses supplémentaires, les éleveurs expriment leur inquiétude quant à la rapidité de la mise en place des mesures.
Olivier Damaisin, coordinateur national interministériel sur le bien-être agricole, se veut rassurant en promettant des avancées rapides pour faire face à la propagation de la maladie.




