Écoute ouverte dans 5 écoles après triple infanticide en Haute-Savoie, 200-300 élèves concernés

Des cellules d'écoute ouvertes dans cinq établissements scolaires après le triple infanticide en Haute-Savoie
          En tout, entre 200 et 300 élèves ont été amenés à fréquenter l'institutrice et mère de famille tout au long de sa carrière.

Tout au long de sa carrière, l’institutrice et mère de famille a accueilli entre 200 et 300 élèves dans sa classe.

Des cellules d’écoute mises en place suite à un drame en Haute-Savoie

La direction académique de Haute-Savoie a annoncé la mise en place de cinq cellules d’écoute dans des établissements scolaires du département, suite à la tragique mort de trois enfants à Taninges, comme rapporté par France Bleu Pays de Savoie. La mère, enseignante dans la région, est soupçonnée du triple meurtre.

Frédéric Bablon, directeur académique des services de l’Éducation nationale de la Haute-Savoie, a détaillé les établissements concernés : « Nous avons mis en place des cellules dans les trois écoles primaires où l’enseignante a exercé, c’est-à-dire à l’école de Taninges, à l’école de Samoëns, où elle est restée une dizaine d’années, et à l’école de Marnaz. Et puis nous mettons bien entendu des cellules d’écoute dans les deux collèges où les enfants étaient scolarisés, ceux de Taninges et de Samoëns. »

Environ 200 à 300 élèves ont été en contact avec l’enseignante et mère de famille tout au long de sa carrière, dont environ 70 à 80 élèves de CE1 dans la dernière école où elle enseignait depuis la rentrée.

Des psychologues présents pour soutenir élèves et enseignants

Ces cellules d’écoute sont destinées tant aux élèves qu’aux enseignants. L’objectif est d’écouter, de recueillir la parole de chacun et de partager l’émotion pour sécuriser les enfants. Face à des événements aussi violents, cela peut susciter des questionnements et des angoisses, détaille le directeur académique. Ainsi, des psychologues seront présents en classe aux côtés des enseignants.

Concernant l’enquête, un corps de femme correspondant à celui de l’enseignante a été retrouvé dans une voiture en Suisse. L’identification formelle de la mère de famille n’a pas encore été confirmée par le procureur de la République de Bonneville. Une enquête de flagrance pour « homicides volontaires » a été ouverte en attendant que les circonstances exactes des faits soient éclaircies, comme l’avait indiqué le procureur de Bonneville, Boris Duffau. Les corps des trois enfants doivent être autopsiés par l’Institut médico-légal (IML) de Grenoble.

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