Conditions de travail déplorables dans les vignes de Champagne : des travailleurs exploités pour seulement 80 euros par jour. Deux saisonniers témoignent de leur calvaire dans l’émission « Complément d’enquête ».

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    Dans certaines vignes de Champagne, 80 euros et une assiette de riz pour quatorze heures de travail par jour
          Le raisin de certaines de nos bouteilles de champagne serait-il récolté par des victimes de traite d’êtres humains ? Ces deux travailleurs saisonniers ont été embauchés l’an dernier pour vendanger une parcelle dans le vignoble champenois. Ils témoignent dans "Complément d'enquête" de conditions dignes de l’esclavage.

Est-ce possible que le raisin contenu dans quelques-unes de nos bouteilles de champagne ait été récolté par des personnes victimes de traite d’êtres humains ? Deux travailleurs saisonniers ont été recrutés l’année dernière pour participer à la récolte d’une parcelle dans le vignoble champenois. Leur témoignage dans l’émission « Complément d’enquête » met en lumière des conditions de travail qui s’apparentent à de l’esclavage.

Deux saisonniers étrangers ont raconté dans « Complément d’enquête » leur expérience de vendangeurs précaires dans le vignoble champenois. Ils ont travaillé avec plus de 80 autres travailleurs dans des conditions proches de l’esclavage. Payés 80 euros par jour, non déclarés, pour remplir 200 paniers de raisin, ils ont passé des journées de plus de 14 heures, sans pause, sous un soleil brûlant.

L’hébergement fourni par l’employeur était insalubre, avec plus de 50 vendangeurs entassés dans un hangar. Les conditions de vie étaient déplorables, avec des matelas gonflables pour dormir, des douches de fortune dangereuses et des toilettes insalubres. Les critères légaux pour un logement saisonnier n’étaient pas respectés, et les viticulteurs faisaient appel à des sous-traitants pour fournir de la main-d’œuvre.

Les vendangeurs étaient transportés dans des conditions inhumaines, entassés dans des fourgonnettes sans climatisation. Après une semaine de travail, certains ont demandé à être payés pour rentrer chez eux, mais leurs employeurs ont refusé. Suite à une intervention des autorités, le logement a été fermé administrativement.

Une enquête pour traite d’êtres humains a été ouverte, impliquant le propriétaire de la parcelle, les prestataires et le couple kazakh qui employait directement les vendangeurs. Ce dernier devrait être jugé pour traite d’êtres humains en mars 2025.

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