Concessions d’électricité et retraites par Barnier pour éviter censure RN

Electricité, AME, retraites… Les concessions de Michel Barnier au RN pour éviter la censure de son gouvernement
          Bien que le gouvernement ait accédé à plusieurs demandes du Rassemblement national dans le texte du budget 2025, Marine Le Pen menace toujours Michel Barnier de faire voter la censure de son gouvernement par les députés de son parti.

Malgré le fait que le gouvernement ait accepté plusieurs demandes du Rassemblement national dans le texte du budget 2025, Marine Le Pen maintient la pression sur Michel Barnier en le menaçant de faire voter la censure de son gouvernement par les députés de son parti.

Le gouvernement semble prêt à faire des concessions pour éviter une censure en 2025. Le Rassemblement national menace de renverser le gouvernement si Michel Barnier et son équipe n’accèdent pas à leurs demandes avant lundi. Marine Le Pen a clairement exprimé ces exigences.

Le RN a annoncé qu’ils voteraient une motion de censure si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Sébastien Chenu, vice-président du RN, a qualifié les concessions du gouvernement de « bricolage » et a déclaré qu’ils n’étaient pas là pour faire de cadeaux.

Le Premier ministre a déclaré qu’il ne prévoit pas d’augmenter les taxes sur l’électricité, mais qu’elles augmenteront en 2025 pour revenir au niveau d’avant le bouclier tarifaire de 2021. Cette décision vise à réduire les prix de l’électricité de 14%. Le gouvernement espérait récupérer 3,4 milliards d’euros avec l’augmentation de la taxe sur l’électricité, mais cette mesure a été supprimée pour répondre aux demandes du RN.

Le gouvernement a également annoncé une baisse « sensible » des soins pris en charge par l’aide médicale d’État (AME). Cette réforme vise à éviter les abus et les détournements de cette aide. Cette mesure répond à une demande constante de l’extrême droite et d’une partie de la droite en matière d’immigration.

Les allègements de charges des entreprises ne seront pas réduits pour les salaires allant jusqu’à 2,25 smic, suite à la pression du Rassemblement national et d’autres députés soucieux de ne pas alourdir la contribution des entreprises à l’effort collectif. Selon le Premier ministre, la décision a été prise après avoir écouté les représentants des entreprises concernées, suite à un accord trouvé par les sénateurs et les députés en commission mixte paritaire mercredi soir. Le gouvernement pourra ainsi réaliser une économie de 1,6 milliard d’euros au lieu des 4 milliards initialement prévus, qui devaient être supportés par le patronat.

Malgré cela, le député Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, a répondu par un « c’est toujours non ». En effet, le groupe RN considère que la version du projet de loi de finances de la Sécurité sociale issue de la commission mixte paritaire n’est pas acceptable en l’état, et continue de réclamer le maintien des allégements de charges pour les TPE-PME.

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En ce qui concerne les pensions de retraite, le RN n’est pas satisfait des concessions obtenues. Alors que le gouvernement envisageait de reporter la revalorisation des retraites de base au 1er juillet 2025, l’amendement retenu propose une revalorisation de 0,8% au 1er janvier, suivie d’un complément permettant une revalorisation globale de 1,6% en juillet pour les retraités percevant jusqu’à 1 500 euros brut de pensions.

Pour Gaëtan Dussausaye, porte-parole du groupe RN à l’Assemblée nationale, ces mesures ne sont pas suffisantes. Il estime que les exigences du groupe ne sont pas satisfaites et souligne l’injustice de la désindexation des pensions de retraite par rapport à l’inflation. Il appelle le gouvernement à amender le texte avant lundi.

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