Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat, s’est exprimée dans une interview accordée au journal « Les Echos » pour mettre en lumière l’ampleur de la crise actuelle, en particulier dans le secteur industriel. Elle a vivement critiqué la politique de l’offre mise en place par le président Emmanuel Macron, soulignant les conséquences néfastes qu’elle entraîne pour les travailleurs et les entreprises. Selon elle, il est urgent de revoir cette stratégie économique afin de mieux protéger les emplois et de garantir une véritable relance économique.
Selon Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, la situation en France se détériore rapidement en ce qui concerne les plans sociaux, principalement dans l’industrie mais également dans d’autres secteurs. Elle met en garde contre une possible vague de licenciements qui pourrait affecter jusqu’à 200 000 emplois.
D’après elle, près de 250 plans de licenciements seraient actuellement en préparation, touchant entre 170 000 et 200 000 emplois, d’après les informations recueillies par les militants syndicaux. Ce chiffre est en augmentation par rapport aux estimations précédentes, passant de 130 plans sociaux en mai à près de 200 en novembre.
« Un désastre politique »
Les secteurs les plus touchés par ces plans sociaux seraient ceux en crise tels que l’automobile et l’aérospatial, mais également la grande distribution, selon Sophie Binet. Elle redoute une multiplication des licenciements dans les mois à venir, avec des répercussions sur les petits sous-traitants. Elle dénonce la politique de l’offre mise en place depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron comme un désastre politique et propose plusieurs mesures d’urgence.
Elle suggère notamment un retour à des prix régulés de l’énergie pour l’industrie, prenant en compte les coûts de production et les investissements nécessaires pour relancer le secteur nucléaire. Elle milite également pour la mise en place de barrières douanières plus protectrices au niveau européen, ainsi que pour un renforcement de la loi Florange, obligeant les employeurs à rechercher un repreneur en cas de fermeture, étendue aux PME de plus de 50 salariés.




