Hier, les autorités ont décidé de prolonger le couvre-feu de 21 heures à 5 heures jusqu’au 21 octobre.
Un calme relatif en Martinique malgré l’absence de solutions concrètes
Mardi 15 octobre, la préfecture de l’île antillaise a annoncé que la nuit du 14 au 15 octobre avait été relativement calme sur l’ensemble du territoire. Le couvre-feu, initialement instauré de 21 heures à 5 heures, a été prolongé jusqu’au 21 octobre afin de maintenir l’ordre public. Les opérations de levée des barrages et de nettoyage des voies se sont poursuivies pour assurer la sécurité des habitants.
Depuis début septembre, la Martinique, avec ses près de 350 000 habitants, est secouée par une mobilisation sociale qui a rapidement dégénéré en violences urbaines. Les manifestants protestent contre le prix exorbitant des produits alimentaires, qui sont en moyenne 40% plus chers qu’en métropole.
Pas de nouvelle table ronde en vue
Malgré la poursuite des actions de protestation, telles que l’opération escargot Molokoï initiée par la CGT-Martinique, qui a rassemblé un petit nombre de participants, aucune nouvelle table ronde entre l’Etat et les acteurs locaux n’est prévue. En effet, Serge Letchimy, président du conseil exécutif de Martinique, a annoncé que cette rencontre n’aura pas lieu faute de proposition concrète et viable pour faire baisser le coût de la vie sur l’île.
Marcel Rose-Adelaïde, militant CGT, a souligné l’urgence pour le gouvernement d’entendre les revendications des Martiniquais, soulignant que la population est extrêmement mécontente de la situation actuelle. Malgré le calme relatif observé ces dernières nuits, la tension reste palpable et les autorités se doivent de trouver des solutions rapides et efficaces pour apaiser les esprits.




