Le gouvernement tente de persuader le Parti Socialiste de ne pas soutenir une nouvelle motion de censure, car le budget a été adopté par le Sénat jeudi après-midi.
Le Sénat se prononce sur le budget 2025
Le jeudi 23 janvier, le Sénat a voté solennellement sur le budget 2025. Le projet de loi de finances, qui avait été suspendu en raison d’une motion de censure, a été adopté sans surprise par 217 voix pour et 105 contre. L’enjeu pour le gouvernement est maintenant d’éviter une censure à l’Assemblée nationale, où le projet de loi de finances sera examiné prochainement. Le ministre de l’Économie, Eric Lombard, poursuit ses efforts pour convaincre les députés de ne pas déposer une nouvelle motion.
Refus d’une nouvelle taxe sur les retraités
Concernant le budget 2025, Bercy a déjà rejeté l’idée d’une nouvelle taxe sur les retraités gagnant à partir de 2 000 ou 2 500 euros nets par mois. Le ministre de l’Économie a également exclu toute augmentation de la fiscalité pour la classe moyenne. Eric Lombard a assuré sur France 2 que les impôts des familles et des ménages ne seraient pas augmentés. Cependant, il a souligné la nécessité de réduire le déficit en diminuant les dépenses de l’État et de la Sécurité sociale.
Pour l’élaboration du budget, le gouvernement tente de s’appuyer sur le Parti socialiste. Cependant, les sénateurs socialistes, tout comme les écologistes et les communistes, ont voté contre le projet jeudi après-midi. Ils estiment que le budget favorise certains au détriment des autres. Les socialistes réclament des concessions et ont entamé des négociations avec la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
« Un espace de négociations réduit »
Les socialistes attendent des propositions du gouvernement, notamment en ce qui concerne les coupes prévues dans les dépenses publiques liées au sport, à la culture et à l’enseignement. Eric Lombard se montre ouvert à la discussion, mais précise que la marge de manœuvre est étroite. Il souligne que le coût d’une censure serait plus élevé que celui des concessions faites aux socialistes. Les négociations se poursuivront jusqu’à la commission mixte paritaire du 30 janvier.




