Différentes entreprises d’assurance ont déclaré qu’elles mettraient fin à la souscription de nouveaux contrats dans ces régions.
Nouvelle-Calédonie et Antilles : les compagnies d’assurance révisent leurs garanties face aux violences urbaines
Les compagnies d’assurance présentes dans les territoires ultramarins tels que la Nouvelle-Calédonie et les Antilles ont décidé de revoir leurs offres en matière de garanties pour les entreprises. En effet, Groupama et Allianz ont annoncé leur intention de limiter leurs garanties en Martinique et en Guadeloupe, en raison de la récurrence des violences urbaines dans ces zones. L’assureur allemand Allianz a expliqué à l’AFP avoir pris la décision d’exclure le risque d’émeutes de ses contrats d’assurance entreprises, suite à la fréquence et à la gravité de ce type de risque dans les territoires ultramarins. De son côté, Groupama a également pris des mesures similaires après avoir été impacté par les émeutes en Nouvelle-Calédonie au premier semestre.
Générali avait été le premier à réagir, en suspendant la souscription de nouveaux contrats pour les entreprises des Antilles. Ces décisions impliquent que les dommages liés à des émeutes ou à des troubles civils ne seront plus couverts par les assurances. Cependant, cette exclusion du risque d’émeutes complique voire rend impossible la possibilité pour les entreprises d’obtenir un financement bancaire pour leurs projets, alertent les représentants des entreprises locales. Selon Hervé Mariton, président de la Fédération des entreprises d’outre-mer, il s’agit d’un problème systémique de grande gravité.
Les assureurs pointent du doigt la responsabilité de l’Etat
Face à cette situation, tous les acteurs se tournent vers l’Etat. Les assureurs estiment que l’Etat a failli dans sa mission de maintien de l’ordre et que sa responsabilité est engagée dans les troubles qui ont secoué les territoires ultramarins en 2024. Selon France Assureurs, les dégâts causés par les émeutes en Nouvelle-Calédonie ont coûté un milliard d’euros aux assureurs. En outre, des violences ont également éclaté en Martinique, où plusieurs surfaces commerciales ont été cambriolées, pillées ou incendiées, dans un contexte de mouvement contre la vie chère.




