Association accompagne chômeurs dans recherche emploi, s’indigne nouvelle réforme et stigmatisation

Les personnes au chômage "cherchent véritablement un emploi", témoigne une association qui les accompagne au quotidien
          Après l'annonce d'une nouvelle réforme, Solidarités nouvelles face au chômage s'indigne de l'image qu'on donne de personnes déjà "culpabilisées" par leur situation. "Si ce n'était qu'une question d'indemnisation", les quelque 3,5 chômeurs non indemnisés "travailleraient !", pointe-t-elle.

Suite à la récente annonce d’une réforme, l’association Solidarités nouvelles face au chômage exprime sa vive indignation face à la stigmatisation des personnes déjà fragilisées par leur situation. Selon elle, il est injuste de réduire la question du chômage à une simple question d’indemnisation, comme le laissent entendre les propos selon lesquels les 3,5 millions de chômeurs non indemnisés n’auraient qu’à « travailler ».

Les enjeux de la réforme de l’assurance chômage

« Les personnes cherchent véritablement un emploi », témoigne Nathalie Hanet, présidente de Solidarités nouvelles face au chômage, une association qui accompagne au quotidien des chômeurs. Au lendemain des annonces de Gabriel Attal sur une nouvelle réforme, les réactions des syndicats et des associations qui aident les personnes vulnérables sont vives.

Deux mille bénévoles de l’association Solidarités nouvelles face au chômage accompagnent 4 000 personnes par an. « Notre témoignage constant, c’est que les personnes cherchent véritablement un emploi », assure-t-elle.

« Le chômage et la perte d’utilité sociale, c’est le sentiment d’être un boulet pour la société et le regard des gens est tellement insupportable »

Nathalie Hanet, présidente de Solidarités nouvelles face au chômage

à franceinfo

Selon Nathalie Hanet, les personnes qui se retrouvent sans emploi « culpabilisent d’être au chômage ». Elles ne cessent de « dire combien c’est difficile, combien elles se sentent coupables, combien elles ne se sentent pas bien vis-à-vis de leur entourage, parce qu’elles ne sont pas à niveau », a-t-elle pointé.

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Impact de la baisse de la durée d’indemnisation

Baisser la durée d’indemnisation va « les conduire à prendre des emplois moins qualifiés », regrette-t-elle. Nathalie Hanet doute que le déficit public « va s’arranger en diminuant l’accompagnement et l’indemnisation des personnes qui sont en situation de vulnérabilité ». Selon elle, on va tendre vers une « paupérisation » de ces personnes. Elle en veut pour preuve : « Il n’y a que 2,5 millions de personnes indemnisées pour 6 millions de chômeurs. Si c’était le seul sujet de l’indemnisation, les 3 ou 4 millions supplémentaires ne seraient pas dans cette situation. Ils travailleraient », explique-t-elle.

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