Selon le coordinateur national de la France insoumise, interrogé sur France Inter, le gouvernement cherche à blâmer les fonctionnaires pour les problèmes actuels.
Indignation face à la réforme des arrêts-maladies dans la fonction publique
Manuel Bompard a exprimé son indignation le lundi 28 octobre à l’annonce du gouvernement de revoir les règles des arrêts-maladies dans la fonction publique. En effet, l’exécutif souhaite prolonger le délai de carence des arrêts-maladies du secteur public et limiter leur rémunération à 90% au lieu de 100% actuellement.
Selon le coordinateur national de la France insoumise et député des Bouches-du-Rhône, cette mesure du gouvernement tend à stigmatiser les fonctionnaires, qui ne s’absentent pas par plaisir mais parce qu’ils sont réellement malades.
Pour réaliser cinq milliards d’euros d’économies dans le budget 2025, le gouvernement envisage de revoir les règles des arrêts-maladies dans la fonction publique. Parmi les mesures envisagées, on retrouve le passage d’un à trois jours de carence, alignant ainsi le secteur public sur le secteur privé. Cette mesure permettrait d’économiser 289 millions d’euros.
De plus, le gouvernement souhaite réduire la rémunération des fonctionnaires en arrêt maladie à 90% de leur salaire, contre 100% actuellement, ce qui représenterait des économies de 900 millions d’euros. Toutefois, des différences subsistent entre le public et le privé, notamment en ce qui concerne la durée pendant laquelle les 90% de la rémunération sont garantis.
Il est important de souligner que certaines situations, telles que les affections longue durée, les accidents de service, l’invalidité, les maladies graves ou les affections liées à la grossesse, ne seront pas concernées par cette réforme.




