Réforme des arrêts-maladies des fonctionnaires: CFDT critique les mesures du gouvernement pour économiser 5 milliards

Arrêts-maladies des fonctionnaires : "Effarement et sidération" de la CFDT qui juge les mesures du gouvernement "vieilles" et "inefficaces"
          L'exécutif veut revoir les règles des arrêts de travail dans la fonction publique pour réaliser 5 milliards d'euros d'économie dans le volet "dépenses" de son projet de loi de finances 2025 examiné à partir de mardi à l'Assemblée.

Le gouvernement souhaite modifier les règles en ce qui concerne les arrêts de travail des fonctionnaires afin de réaliser des économies de 5 milliards d’euros dans le cadre de son projet de loi de finances pour 2025, qui sera discuté à l’Assemblée à partir de mardi. Le but est de réduire les dépenses publiques et d’optimiser les ressources financières disponibles. Ces changements pourraient avoir un impact sur le fonctionnement et l’organisation des services publics, ainsi que sur les conditions de travail des agents de la fonction publique.

La réaction de la CFDT-Fonctions publiques face aux mesures du gouvernement sur les arrêts maladie

Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, a exprimé son inquiétude et son étonnement face aux récentes annonces du gouvernement concernant les arrêts maladie dans le secteur public. En effet, le gouvernement a déclaré son intention d’augmenter le délai de carence des arrêts maladie des fonctionnaires et de limiter leur rémunération à 90% au lieu de 100% actuellement.

Ces mesures ont été qualifiées de « vieilles lunes » par Mylène Jacquot, qui souligne qu’elles n’ont jamais prouvé leur efficacité. Elle rappelle également que ces idées ont déjà été évoquées par le passé, mais que tous les gouvernements y ayant pensé ont finalement renoncé de manière raisonnable.

Les objectifs du gouvernement et les critiques de la CFDT

Ces mesures, intégrées dans le volet « dépenses » du projet de loi de finances 2025, visent à lutter contre l’absentéisme dans la fonction publique, estimé à un coût insoutenable de 15 milliards d’euros en 2022. Cependant, selon Mylène Jacquot, l’impact de ces mesures sur l’absentéisme des fonctionnaires n’a pas été évalué de manière approfondie.

La secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques souligne l’importance du dialogue social et préconise une approche basée sur l’analyse des causes des arrêts maladie. Elle insiste sur le fait que les arrêts de travail ne sont pas automatiques et nécessitent l’avis d’un médecin.

Mylène Jacquot met également en lumière les spécificités de certains métiers au sein de la fonction publique territoriale, qui peuvent être physiquement contraignants, ainsi que la pyramide des âges plus élevée dans ce secteur. Ces éléments peuvent expliquer en partie le taux d’absentéisme plus élevé.

Appel au dialogue social et à la reprise des discussions avec les syndicats

La représentante de la CFDT-Fonctions publiques appelle le gouvernement à rétablir le dialogue social avec les syndicats, notamment sur des sujets tels que les conditions de travail, l’organisation du travail et la conduite du changement. Elle regrette l’interruption des discussions initiée par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin, et espère une reprise des négociations sur ces questions essentielles pour les agents publics.

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