À la demande de la CGT, des travailleurs de l’entreprise chimique Arkema et de son fournisseur Vencorex, ainsi que des employés d’Auchan et de Michelin, se sont réunis mardi devant le ministère de l’Économie.
Manifestation à Paris pour l’emploi industriel
Plusieurs centaines de salariés d’entreprises de différents secteurs tels que la chimie, l’automobile et la grande distribution se sont réunis devant le ministère de l’Economie à Paris, le mercredi 22 janvier, à l’appel de la CGT. Ils ont manifesté pour attirer l’attention du gouvernement sur la situation de l’emploi industriel en France.
Des cars affrétés par la centrale syndicale ont transporté des salariés du chimiste Arkema, qui a récemment annoncé la suppression de 154 postes en Isère, ainsi que des employés de Vencorex, son fournisseur menacé de perdre plusieurs centaines d’emplois. Aux côtés de ces salariés, se trouvaient également des employés d’Auchan, où près de 400 postes sont en danger, et de Michelin, qui prévoit de fermer deux usines à Vannes et Cholet, mettant ainsi en péril 1 254 emplois.
Arborant des drapeaux et une banderole clamant « Stop à la casse industrielle, à la casse sociale, à la répression syndicale », les manifestants ont envahi le parvis de la salle de spectacles de Bercy, située à proximité du ministère, dans une atmosphère rougeoyante. Selon Emmanuel Grandjean, coordinateur CGT Arkema, Arkema profite de la situation de Vencorex pour supprimer des emplois, ce qui soulève un enjeu de souveraineté industrielle pour la France. En effet, l’usine Arkema de Jarrie fournit des fluides techniques à RTE pour ses transformateurs et à Arianespace pour ses fusées.




