En 2021, un ancien journaliste du journal « L’Union » a été victime d’une violente agression dans le quartier Croix-Rouge. Il se trouvait sur place pour couvrir un affrontement entre deux groupes rivaux lorsque l’incident s’est produit.
« Je suis confiant que la justice sera rendue, je ne ressens pas de colère, »
déclare l’ancien photojournaliste Christian Lantenois à France Bleu Champagne-Ardenne, le dimanche 29 septembre, avant le début du procès de ses agresseurs présumés à Reims (Marne) le lundi suivant. Lantenois, ancien journaliste de L’Union, a été violemment agressé le 27 février 2021 dans le quartier Croix-Rouge à Reims alors qu’il couvrait une bagarre entre deux groupes rivaux. Son appareil photo a été volé et il a été laissé pour mort, plongé dans le coma pendant quatre semaines avant de sortir de l’hôpital.
Plus de trois ans après l’incident, Christian Lantenois garde des séquelles physiques. Il souffre d’une paralysie faciale du côté droit, d’une fracture de l’oreille affectant son audition et son odorat, ainsi qu’une partie de son cerveau touchée qui impacte ses réflexes et sa concentration. Lantenois déclare ne plus avoir d’initiatives personnelles, sa femme devant prendre l’initiative pour des tâches simples comme la douche ou le déjeuner.
Un procès à huis clos
Ne travaillant plus pour L’Union, Lantenois regrette que la médecine du travail l’ait mis à la retraite. Il évoque ses habitudes professionnelles, comme la couverture de faits divers ou de manifestations, qui constituaient l’attrait de son métier. Ce procès devrait soulever des questions sur la liberté d’expression et le droit à l’information. Selon Me Gérard Chemla, avocat de Lantenois, la présence d’un témoin avec un appareil photo et un véhicule sérigraphié lors de conflits entre bandes peut déranger certains qui préfèrent régler leurs différends en privé.
Les deux accusés sont maintenant majeurs, mais l’un d’eux était mineur au moment des faits, d’où le huis clos du procès à la cour d’assises des mineurs de la Marne. Le parquet ou les prévenus peuvent demander la levée de ce huis clos. Me Gérard Chemla prévoit de demander l’ouverture des débats, estimant qu’il est important que le public puisse comprendre et savoir ce qui s’est passé. Le principal suspect est en détention provisoire alors que l’autre, mineur au moment des faits, est sous contrôle judiciaire. Le procès devrait durer quatre jours.


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Le parquet avait demandé le huis clos en rappelant que des vidéos des faits seraient "nécessairement visionnées" et que "non seulement la publicité des débats serait dangereuse mais [elle] porterait aussi atteinte à la dignité des personnes".](https://www.viceversamag.com/wp-content/uploads/2024/09/Proces-a-Mazan-les-audiences-publiques-pour-les-viols-150x150.jpg)

