Depuis le début du mois de juillet, les deux sportifs ont été accusés de viol aggravé en Argentine, suite à un incident survenu lors d’une soirée passée à l’hôtel de Mendoza pendant une tournée de l’équipe nationale de rugby.
Un non-lieu après cinq mois de procédure
La justice argentine a décidé, après cinq mois de procédure, d’abandonner les poursuites contre Hugo Auradou et Oscar Jegou, les deux rugbymen français inculpés pour viol aggravé en Argentine depuis début juillet. Cette décision a été rendue lors d’une audience à huis clos et a été révélée par les avocats des joueurs. Cependant, l’avocate de la plaignante a déclaré à l’AFP qu’elle ferait appel de cette décision. Interrogée par messages, Natacha Romano a simplement répondu « Appel. Au revoir ».
Une décision non définitive
« L’acte était consenti, aucun crime n’a été commis et il ne fait aucun doute qu’ils sont innocents », a déclaré l’avocat des Français, German Hnatow. L’avocate d’Oscar Jegou et du Stade Rochelais, Céline Astolfe, a également exprimé « l’immense soulagement » pour le joueur, sa famille et son club. Un des avocats des joueurs, Antoine Vey, a souligné que la justice a reconnu qu’Oscar et Hugo étaient tous deux victimes de fausses accusations. Il a également mentionné que la réhabilitation judiciaire était acquise et qu’il espérait désormais une réhabilitation médiatique des joueurs.
Une femme de 39 ans accuse Hugo Auradou et Oscar Jegou de viol depuis la nuit du 6 au 7 juillet, passée dans une chambre d’hôtel de Mendoza, après la victoire du XV de France lors d’un match amical contre l’Argentine. Les deux joueurs, âgés de 21 ans, ont été placés en détention provisoire puis assignés à résidence à Mendoza avant de bénéficier d’une remise en liberté mi-août. Ils ont pu rentrer en France début septembre après l’autorisation de la justice argentine. En octobre, Hugo Auradou a repris la compétition avec Pau, tandis qu’Oscar Jegou a fait de même avec La Rochelle en novembre.
Deux versions contradictoires
Depuis le début de l’affaire, les versions des deux parties sont diamétralement opposées. La plaignante affirme avoir été « sauvagement battue » et évoque une « violence terrible » dans la chambre d’hôtel. Elle maintient que sa cliente est traumatisée. De leur côté, les rugbymen reconnaissent une relation sexuelle mais soutiennent qu’elle était consentie. Leur avocat a évoqué des « indices » enregistrés par une caméra de vidéosurveillance de l’ascenseur de l’hôtel. Des questions persistent sur les lésions sur le corps de la victime, d’après un rapport médico-légal réalisé le 7 juillet.
Lors de la remise en liberté des joueurs, le parquet avait plaidé en faveur de l’abandon des poursuites en relevant des contradictions et des incohérences dans le récit de la plaignante.




