Adolescent radicalisé de 14 ans: récit de son association avec Daech

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    Récit



  



  


      

  

  
    "J'ai fait de la merde en allant voir des trucs sur Daech" : la radicalisation d'un adolescent de 14 ans, interpellé pour "association de malfaiteurs terroristes"
          "Yanis" fait partie des quinze adolescents mis en examen en 2023 par le Parquet national antiterroriste. Passionné de chimie, il a été interpellé après avoir prêté allégeance au groupe Etat Islamique. Il a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'un dispositif spécialisé pour les mineurs radicalisés.

« Yanis » fait partie des quinze adolescents qui ont été inculpés en 2023 par le Parquet national antiterroriste. Il a été arrêté pour avoir exprimé son soutien au groupe Etat Islamique, malgré sa passion pour la chimie. Suite à son arrestation, il a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d’un programme spécifique destiné aux mineurs radicalisés.

Yanis, un adolescent passionné par la chimie, a vu sa vie basculer un matin de 2023. Alors qu’il attendait le car pour se rendre au lycée, il a été arrêté par les agents de la DGSI pour suspicion d’association de malfaiteurs terroristes. Cette arrestation a mis fin à sa scolarité et l’a conduit à être placé en garde à vue.

Depuis son enfance, Yanis s’intéresse aux réactions chimiques, expérimentant dans la cuisine familiale avec le soutien de sa mère. Son avocat souligne la complicité entre eux, mais aussi l’insouciance de sa mère face aux dangers potentiels. Au fil du temps, Yanis a commandé divers produits chimiques en ligne, développant ainsi ses compétences dans ce domaine.

C’est suite à une prise de contact avec un membre actif de l’Etat islamique sur Telegram que Yanis s’est retrouvé impliqué dans une affaire de terrorisme. Malgré des signes de curiosité morbide et des échanges compromettants, Yanis a exprimé des regrets lors de son arrestation, affirmant avoir agi par simple curiosité. Ses proches ont du mal à croire en son implication dans une affaire de terrorisme, le décrivant comme un jeune homme gentil et pacifique.

L’enquête met en lumière les contradictions de Yanis lors de ses auditions, oscillant entre la condamnation des actes terroristes et des propos favorables à l’application de la charia. Malgré les éléments compromettants retrouvés sur son ordinateur, sa famille refuse de croire qu’il puisse être lié à une organisation terroriste. Son avocat souligne le manque de discernement de Yanis, attiré par sa passion pour la chimie sans réellement mesurer les conséquences de ses actes.

Cette affaire soulève des questions sur l’embrigadement religieux de Yanis, élevé dans un environnement familial aux croyances diverses. Son engagement dans la pratique religieuse musulmane a suscité des interrogations, notamment auprès de ses proches. Malgré les éléments compromettants retrouvés lors de l’enquête, la famille de Yanis refuse de croire en son implication dans des activités terroristes, décrivant un jeune homme bien loin de cette image.

La complexité de cette affaire met en lumière les dangers de l’embrigadement et l’importance de l’éducation et de la vigilance quant aux activités en ligne des jeunes. Yanis, passionné par la chimie, s’est retrouvé malgré lui mêlé à une affaire de terrorisme, démontrant ainsi la nécessité d’encadrer et de surveiller les passions et les intérêts des adolescents pour éviter de tels dérapages. Yanis, un adolescent isolé de ses proches et sans accès à Internet, a été déféré devant un juge d’instruction. Avant sa comparution, une équipe de la Protection judiciaire de la jeunesse a dressé un rapport sur ses vulnérabilités et son environnement. Yanis, décrit comme mature, a été placé sous contrôle judiciaire dans un dispositif spécialisé pour les mineurs radicalisés pendant six mois. Malgré des activités diverses comme des sorties au cinéma et des entretiens avec des psychologues et des imams modérés, Yanis a exprimé des frustrations scolaires et un ennui dû à son isolement.

Depuis septembre, Yanis a retrouvé sa famille et son lycée après un passage en centre éducatif fermé. Son avocat mentionne une dépression passagère chez sa mère et souligne que l’école lui est bénéfique malgré la peur du jugement des autres. L’avenir judiciaire de Yanis reste incertain, la juridiction compétente n’ayant pas encore été désignée. Son avocat souligne que Yanis vit au jour le jour sans réaliser pleinement les conséquences de ses actes.

Yanis est décrit comme un adolescent perdu, entre naïveté et introversion, avec des traits schizophréniques selon un premier expert. Une contre-expertise a conclu à une altération du discernement de Yanis, le rendant passible de condamnation mais avec une peine potentiellement réduite. Malgré cela, Yanis exprime des remords et souhaite devenir mécanicien aéronautique à l’avenir.

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