Abattage d’un loup par une équipe spécialisée dans les Ardennes

Une équipe spécialisée pour abattre un loup déployée dans les Ardennes
          Un éleveur, qui a perdu plusieurs bêtes depuis le mois de mai, a été autorisé à abattre l'animal mais c'est une équipe notamment composée de chasseurs qui va s'en charger.

Un éleveur, ayant subi des pertes importantes parmi son troupeau depuis le mois de mai, a obtenu l’autorisation d’abattre l’animal responsable. Cependant, c’est un groupe de chasseurs qui a été désigné pour mener à bien cette mission.

Une équipe spécialisée missionnée pour abattre un loup dans les Ardennes

La préfecture du département des Ardennes a annoncé la mise en place d’une équipe spécialisée chargée d’abattre un loup qui sévit dans la région. Cette décision fait suite à l’autorisation donnée à un éleveur de tirer sur l’animal pour protéger son troupeau.

Cet éleveur, basé à Briquenay près de Vouziers, a subi plusieurs attaques de la part du loup, causant la perte de deux moutons et cinq bovins depuis le mois de mai. Ne disposant pas du permis de chasse nécessaire, il n’était pas en mesure d’abattre lui-même l’animal. C’est pourquoi la préfecture a décidé de mettre en place une équipe composée de chasseurs spécialisés, de lieutenants de louveterie et d’un agent de l’Office français de la biodiversité pour traquer et tuer le loup.

Christophe Fradier, directeur départemental des territoires des Ardennes, justifie cette décision en soulignant le comportement anormal de l’animal, qui ne consomme pas la majeure partie des proies qu’il tue.

Des avis divergents sur la solution d’abattre le loup

Ludovic Beaurain, administrateur de la Fédération des éleveurs de moutons ardennais et maire de Villers-Devant-Mouzon, regrette le caractère tardif de la décision. Pour lui, abattre le loup n’est pas la seule solution et il préconise plutôt sa capture et son placement dans des parcs. De son côté, le réseau Ferus, défenseur des grands prédateurs, estime que l’extermination du loup n’est pas la meilleure solution. Guy Castelain, référent du réseau dans les Ardennes, propose plutôt d’éduquer l’animal en utilisant des tirs d’effarouchement avec des balles en caoutchouc pour le dissuader.

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