Nouveau président Gilbert Cette au COR pour une nouvelle méthode sur les retraites

Retraites : le Conseil d'orientation des retraites se réunit autour d'un nouveau président et d'une nouvelle méthode
          Le Conseil d’orientation des retraites (COR), souvent accusé d’être trop optimiste dans ses hypothèses, se réunit jeudi avec un nouveau président : l’économiste Gilbert Cette. Il veut insuffler une nouvelle méthodologie en vue du prochain rapport à paraître fin juin.

Jeudi, le Conseil d’orientation des retraites (COR) s’est réuni avec un nouveau président, l’économiste Gilbert Cette, critiqué pour son optimisme excessif dans ses prévisions. Cette nouvelle direction vise à mettre en place une méthodologie plus rigoureuse en prévision du prochain rapport qui sera publié fin juin.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) est un organisme chargé de réaliser des prévisions sur l’avenir du régime des retraites. Il prend en compte des éléments tels que l’espérance de vie, le taux de natalité, le taux d’emploi, etc. Composé de représentants des syndicats, du patronat, de personnalités qualifiées et de directeurs d’administration, le COR a pour mission d’éclairer le gouvernement sur la situation, notamment financière, du système de retraites et sur la nécessité éventuelle de mener une réforme.

Chaque année, le COR publie un rapport de référence destiné à orienter les décisions politiques. La prochaine édition est prévue pour le mois de juin. Par le passé, cet organisme a souvent été critiqué pour son optimisme excessif dans ses hypothèses. Le nouveau président, Gilbert Cette, entend rectifier le tir en proposant des scénarios plus réalistes, notamment en envisageant une productivité plus faible. Il suggère par exemple un scénario avec une progression annuelle de la productivité horaire limitée à 0,7%.

Les syndicats expriment leur crainte quant à une éventuelle nouvelle réforme des retraites. En effet, la productivité, qui reflète notre efficacité collective au travail, est un élément crucial pour l’équilibre financier du système de retraites. Une baisse de la productivité implique des rentrées de cotisations plus faibles, ce qui peut mettre en péril le système. Or, la productivité a déjà ralenti ces dernières années, en partie en raison du vieillissement de la population et de la présence croissante d’alternants sur le marché du travail.

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Les syndicats redoutent que le prochain rapport du COR ne serve de prétexte à une nouvelle réforme. En 2023 déjà, avec une croissance de la productivité estimée à 1%, le COR avait averti que le système des retraites resterait déficitaire. Avec une progression de la productivité limitée à 0,7%, la situation risque de s’aggraver. Après avoir mené une longue lutte contre le recul de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans l’année dernière, les syndicats ne souhaitent pas se retrouver de nouveau en conflit avec le gouvernement. Ils ont déjà de nombreux sujets de tension avec l’exécutif, notamment concernant la question de la cagnotte des retraites complémentaires et les négociations sur l’assurance chômage qui doivent se conclure la semaine prochaine.

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