L’année écoulée a été particulièrement difficile pour l’économie française, avec plus de 67 000 entreprises ayant fait faillite selon les données du cabinet Altares. Cette crise a touché de nombreux secteurs d’activité, mettant en péril de nombreuses entreprises à travers le pays.
Les tribunaux de commerce ont été extrêmement sollicités en 2024, avec un nombre record d’entreprises en difficulté. Plus de 67 000 sociétés ont dû faire face à des procédures de liquidation, de redressement judiciaire ou de sauvegarde. Cette vague de défaillances est notamment due à la crise économique liée à la pandémie de Covid-19, qui a entraîné une augmentation significative des entreprises en défaut de paiement.
Le cabinet Altares, spécialisé dans l’analyse des défaillances d’entreprises, a enregistré 67 830 procédures collectives en 2024, un chiffre historique selon Thierry Millon, directeur d’étude chez Altares. Cette situation s’explique en partie par la fin des moratoires mis en place pour aider les entreprises en difficulté à étaler leurs dettes, ainsi que par un contexte économique défavorable aux sociétés fragiles.
Le nombre d’emplois menacés dans le cadre de ces procédures est estimé à 255 737, principalement dans les secteurs de la construction, des services aux entreprises, du commerce et de l’industrie. Malgré quelques cas de sauvetage d’emplois, la majorité des entreprises en dépôt de bilan finissent par disparaître, ce qui entraîne des pertes potentielles importantes.
La crise touche pratiquement tous les secteurs d’activité, avec des conséquences dramatiques pour les entreprises de toutes tailles, y compris les gros employeurs. Même les grandes PME rencontrent des difficultés, notamment en raison de dettes accumulées et de problèmes de rentabilité. La situation est préoccupante et pourrait avoir des répercussions en cascade sur l’ensemble de l’économie.
En France, plusieurs régions ont été particulièrement touchées par les dépôts de bilan, comme l’Ile-de-France et les Bouches-du-Rhône. Des milliers d’emplois ont été menacés, notamment dans des secteurs comme l’habillement et la distribution. La situation est alarmante et laisse présager une année 2025 également marquée par un nombre important de défaillances d’entreprises.




