La commune du Grand-Bornand a une nouvelle fois été confrontée à un manque de neige pour accueillir une compétition. Pour pallier à ce problème, une partie de la neige a dû être acheminée par camion, une solution qui avait déjà été mise en place il y a deux ans. Face à ces difficultés récurrentes, les organisateurs se penchent désormais sur des alternatives plus durables et respectueuses de l’environnement.
La Coupe du monde de biathlon fait escale au Grand-Bornand
C’est l’événement incontournable de la saison de biathlon : la Coupe du monde se déroulera du jeudi 19 décembre au dimanche 22 décembre au Grand-Bornand, en Haute-Savoie. Pas moins de 75 000 spectateurs sont attendus pour assister aux quatre jours de compétition. C’est la 6e fois que la station de Haute-Savoie accueille cet événement, et comme à chaque fois en ce mois de décembre, la question de l’enneigement refait surface : la neige se fait rare au Grand-Bornand, tout comme il y a deux ans.
Une bande de neige artificielle serpente sur la piste, laissant apparaître beaucoup de vert autour à une altitude d’environ 1000 mètres. Les organisateurs défendent le recours à la neige artificielle pour préparer la piste et ont même dû importer une partie de la neige par camions. Cette pratique a une fois de plus suscité la polémique.
Yannick Ojouané, secrétaire général du comité d’organisation, explique que la neige utilisée est un mélange de neige artificielle et naturelle, indispensable pour assurer la qualité des pistes de haut niveau. Les images des camions transportant de la neige ont pu choquer, mais selon la mairie du Grand-Bornand, cela représente seulement 0,8% du bilan carbone, comparé aux 80% liés aux déplacements des spectateurs, athlètes et médias.
Simon Fourcade, entraîneur de l’équipe de France, s’interroge sur l’avenir du biathlon et évoque la possibilité d’évolutions dans les années à venir. Il souligne les enjeux sportifs et financiers de tels événements. La station envisage de déplacer la Coupe du monde en janvier pour bénéficier d’un enneigement plus conséquent et réfléchit à stocker de la neige directement sur le site du biathlon pour éviter le transport par camions. L’objectif est d’atteindre une plus grande autonomie en termes d’enneigement pour les futurs jeux d’hiver dans les Alpes françaises.




