La Coupe de France redémarre ce vendredi avec les 32èmes de finale, où un club de Martinique et un club de La Réunion participent à la compétition.
La Coupe de France met en avant tous les territoires français, y compris les clubs ultramarins qui participent aux 32es de finale de cette 108e édition. Le Racing Club Saint-Joseph de Martinique affronte le Sporting Club de Bastia en Corse, tandis que le Football Club de Saint-Denis de La Réunion joue en Normandie face à Dives-Cabourg.
Les clubs ultramarins sont soumis à une règle spécifique qui les oblige à jouer en métropole à partir des 32es de finale, malgré le règlement donnant habituellement l’avantage du terrain aux équipes évoluant deux divisions en dessous. Cette contrainte suscite de la frustration chez les représentants d’outre-mer, qui se sentent lésés.
En effet, les clubs ultramarins doivent faire face à plusieurs handicaps lors de leurs déplacements en métropole, tels que l’adaptation au froid, au décalage horaire et aux conditions climatiques différentes. Malgré les aides de la Fédération française de football, qui couvre les frais des équipes ultramarines jusqu’à une délégation de 29 personnes, certaines dépenses supplémentaires restent à la charge des clubs.
Les clubs ultramarins disposent pourtant des infrastructures nécessaires pour accueillir des matchs de Coupe de France sur leurs territoires. La Fédération rappelle que La Réunion et la Martinique ont des stades homologués, contrairement à d’autres territoires comme Mayotte ou la Guyane.
La question de l’organisation des matchs de Coupe de France pour les clubs ultramarins reste en suspens, la FFF privilégiant actuellement la délocalisation des matchs plutôt qu’un changement de règlement. Des solutions alternatives sont envisagées pour permettre aux clubs ultramarins de jouer dans des conditions optimales, tout en respectant les contraintes logistiques et calendaires. Christophe Drouvroy a révélé que Philippe Diallo leur avait demandé de réfléchir à la possibilité d’organiser les matchs en Île-de-France afin que les équipes puissent jouer devant leur public. Cependant, cette idée ne convainc pas Younoussa Abdihali, vice-président du FC Saint-Denis, qui rappelle que par le passé, jouer dans la région francilienne a entraîné une désertion des supporters et des stades presque vides. Ainsi, l’idée de voir des équipes telles que le PSG, l’OM ou Nantes jouer dans des régions éloignées comme la Guadeloupe, La Réunion ou la Nouvelle-Calédonie n’est pas encore envisagée.




