Les autorités craignent un bilan extrêmement lourd en termes de pertes humaines suite au passage dévastateur du cyclone Chido, en particulier dans les quartiers précaires habités par une importante population comorienne.
La solidarité envers les sinistrés du cyclone Chido à Mayotte
Selon le chef de la police municipale de Mamoudzou, Andane Mdogo, la police ne fait pas de distinction entre les personnes en situation régulière ou irrégulière pour porter assistance aux sinistrés du cyclone Chido à Mayotte. Les autorités mahoraises craignent un nombre important de victimes, en particulier dans les bidonvilles où vivent de nombreux Comoriens.
Anfane Mdogo souligne que dans de telles situations, la priorité est d’apporter de l’aide aux sinistrés et de les orienter vers des centres d’hébergement. Il insiste sur le fait que l’aspect administratif n’est pas une préoccupation immédiate, mais que les personnes en situation irrégulière pourront être recensées lors de leur passage dans ces centres.
Les secours sont grandement attendus pour rétablir les services essentiels tels que l’eau potable, l’électricité, l’internet et le réseau téléphonique. De nombreuses personnes sont dans l’incapacité de contacter leur famille, ce qui souligne l’urgence de la situation. Les pillages commencent à diminuer, notamment avec le rétablissement progressif de l’électricité la nuit.
Cependant, le chef de la police municipale reconnaît que les ressources sont limitées, avec seulement 60 agents pour 80 000 habitants à Mamoudzou. Il souligne la nécessité de revoir la stratégie et de prioriser les missions pour assurer une assistance sur le long terme, sans épuiser les ressources humaines disponibles. Les semaines, les jours et les nuits seront longs, et il est essentiel de gérer les effectifs de manière efficace pour répondre aux besoins de la population sinistrée.




