Il est probable que le nom du locataire de Matignon soit révélé ce vendredi. En attendant, les acteurs économiques s’impatientent devant la durée de ces consultations qui ne cessent de s’allonger.
Une crise politique qui aggrave la situation économique
La vacance du pouvoir actuelle ne fait qu’accentuer la dégradation économique en France. L’instabilité politique qui en découle inquiète les marchés, entraînant une augmentation des taux d’intérêt français. Dans un contexte géopolitique déjà instable, les milieux d’affaires expriment leur impatience et leur agacement. Ils attendent du prochain Premier Ministre, dont la nomination est prévue vendredi matin, de la clarté et une direction à suivre.
Tous les chefs d’entreprise, qu’ils soient petits ou grands, constatent que la France est actuellement dans une situation d’attente. Les projets et les investissements sont reportés, ce qui a des conséquences concrètes sur la vie des Français. Les embauches sont gelées, les CDD ne sont pas renouvelés, et les augmentations de salaire sont limitées car l’avenir des entreprises est incertain.
Une consommation en baisse
Malgré les fêtes, la consommation des ménages, moteur de la croissance, commence à ralentir. Les économistes constatent le retour de l’épargne de précaution, où les Français mettent de l’argent de côté sans projet précis, anticipant des difficultés futures telles que plans sociaux, pertes d’emplois ou hausses d’impôts.
La controverse juridique entourant la révision du barème de l’impôt sur l’inflation n’apporte pas non plus de réassurance. La révision du barème, normalement exclue de la loi spéciale à discuter prochainement, pourrait finalement y être incluse suite à un amendement déposé par le Nouveau Front populaire. Cela pourrait néanmoins être remis en question par le Conseil constitutionnel.
Un budget indispensable mais en suspens
Le prochain locataire de Matignon devra se pencher en priorité sur le budget 2025 de la France. Cependant, son adoption risque de prendre du temps, probablement jusqu’à la fin du premier trimestre 2025. Pour redresser les finances publiques, il est nécessaire de réaliser 60 milliards d’euros d’économies. La question se pose alors de savoir si les impôts et taxes seront augmentés de la même manière que par le passé.
En attendant, de nombreuses politiques publiques dans des secteurs clés tels que la défense, l’agriculture, l’éducation, la construction et l’emploi sont à l’arrêt faute de budget. Les promesses faites ne pourront donc pas être tenues pour le moment, ce qui risque d’attiser les tensions sociales en France.




