Les toits en zinc sont des éléments emblématiques de la ville de Paris, chargés d’histoire. Cependant, face au défi du changement climatique, il est crucial de trouver des moyens d’adapter ce matériau qui a la particularité de retenir la chaleur.
Aude Michel, résidente parisienne vivant sous les toits, a dû faire face aux chaleurs caniculaires des derniers étés en s’équipant. Pour éviter que la chaleur ne pénètre trop rapidement chez elle, elle a décidé d’installer des couvertures de survie sur ses stores. Selon elle, la chaleur excessive à l’intérieur de son logement est due au toit en zinc de son immeuble, pouvant atteindre jusqu’à 60 ou 70 degrés pendant les vagues de chaleur, créant ainsi un véritable « effet four ».
Une marque d’urbanisme historique à réformer
Plus de 60% des toits parisiens sont en zinc, conformément aux règles strictes d’urbanisme en vigueur. Ces toitures métalliques ont été initialement installées par le baron Haussmann sous le Second Empire et restent aujourd’hui privilégiées par les constructeurs. Selon Luigi Avrillas, couvreur zingueur, si le zinc est correctement posé, sa durée de vie peut atteindre près d’un siècle. Cependant, une isolation adéquate est essentielle pour éviter que le toit ne devienne une « bouilloire thermique ». Un architecte explore actuellement une autre solution pour pallier à ce problème.
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