La profession de couvreur, qui valorise les artisans du toit de la capitale, est en lice pour être inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco. Cependant, elle rencontre des difficultés à attirer de nouveaux candidats.
Les artisans des toits parisiens
Le ministère de la Culture a choisi de présenter la candidature des couvreurs zingueurs pour le patrimoine immatériel de l’Unesco lors de la prochaine session prévue au Paraguay en décembre. Ce métier, bien que candidat pour cette reconnaissance internationale, peine à recruter de nouveaux membres. Pourtant, les couvreurs zingueurs ont une vue magnifique depuis leur lieu de travail.
Les artisans des toits de la capitale fabriquent et réparent les toitures des immeubles haussmanniens. Le métier de couvreur zingueur, désormais éligible pour être inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco, rejoint ainsi d’autres métiers artisanaux comme celui des boulangers il y a deux ans. Les couvreurs zingueurs de Paris incarnent une part importante de l’histoire de la ville, notamment celle du Paris du XIXe siècle, marqué par les travaux du préfet Haussmann qui a fait recouvrir des milliers d’immeubles de feuilles de zinc. Ce matériau léger et adapté aux toitures parisiennes, avec ses pentes douces, a permis d’aménager les combles des immeubles pour loger les domestiques de l’époque.
Les couvreurs zingueurs portent donc sur leurs épaules toute cette histoire, mais aussi une mauvaise réputation liée aux risques de chute associés à leur métier. Malgré les avancées en matière de sécurité sur les chantiers, les chutes demeurent la principale cause d’accidents graves voire mortels dans la profession.
Les défis du recrutement
La profession peine à attirer de nouveaux talents en raison de ces risques, bien que les mesures de sécurité aient considérablement évolué depuis le XIXe siècle. Les outils modernes tels que les échafaudages, les harnais et les lignes de vie contribuent à réduire les accidents, mais les chutes demeurent un danger constant. Les conditions météorologiques, de plus en plus imprévisibles, ajoutent également des contraintes supplémentaires à ce métier.
Malgré ces défis, il est fascinant d’observer le travail minutieux des couvreurs zingueurs, qui découpent et assemblent méticuleusement les feuilles de métal pour former les toitures parisiennes. Une visite sur un chantier de couverture peut susciter des vocations ou simplement permettre de mieux comprendre le travail de ces artisans du ciel. Prendre un peu de hauteur, au sens propre comme au sens figuré, peut révéler toute la beauté et la complexité de ce métier ancestral.




