Congés offerts aux salariés prenant le train : concept écologique en expansion, les détails de Sarah Lemoine

Des jours de congés offerts aux salariés qui prennent le train
          Le concept écologique de jours de congés offerts pour les salariés qui voyagent en train, continue de s’étendre, avec des variantes. Les précisions de Sarah Lemoine.

La tendance écologique des entreprises à offrir des jours de congés aux employés utilisant le train pour leurs déplacements se développe de plus en plus, avec des adaptations diverses. Sarah Lemoine apporte des éclaircissements sur ce sujet.

Des jours de congé supplémentaires pour les salariés prenant le train

Une start-up a lancé il y a environ deux ans un concept de jours de congé supplémentaires pour les salariés qui prennent le train. Depuis, quelques entreprises ont décidé de se lancer dans cette aventure.

Une petite agence de communication parisienne propose le « congé ferroviaire »

L’agence Bona Fidé, située à Paris, a mis en place depuis mai dernier un nouveau concept appelé « congé ferroviaire » pour ses 30 salariés. Ce concept vise à encourager ou récompenser les employés qui choisissent de prendre le train pour partir en week-end ou en vacances.

Concrètement, si le trajet en train dure entre 4h30 et 5 heures, le salarié bénéficie d’une demi-journée de récupération. Si le trajet dépasse 5 heures, c’est un jour entier qui est accordé. Chaque salarié peut bénéficier de deux jours de récupération par an, ou de quatre demi-journées, sur présentation du billet de train.

Une idée qui a germé après une sensibilisation à l’écologie

L’idée de ce congé ferroviaire est née après une animation sur le climat au sein de l’agence. La directrice générale, Raphaëlle Giniès, explique que cette sensibilisation a montré à quel point le manque de temps peut entraver les gestes écologiques, alors qu’il est nécessaire de ralentir pour réduire nos émissions de carbone.

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Pour la direction de l’agence, ce congé ferroviaire permet de partager le coût du temps supplémentaire passé en train. Les salariés prennent plus de temps pour voyager et l’entreprise prend en charge ce surplus.

Un bilan positif après six mois

Après six mois, un tiers des salariés de l’agence ont déjà utilisé ce dispositif. Parmi eux, Elie Bittar, consultant de 29 ans, originaire de Montluçon. Grâce au congé ferroviaire, il peut passer plus de temps avec sa famille et ses amis en Auvergne, sans rentrer tard le vendredi soir.

Ce congé ferroviaire a un coût financier pour l’entreprise, estimé à 20 000 euros par an si chaque salarié utilise ses deux jours de congé. Bona Fidé prévoit d’établir un bilan complet à la fin de la première année, en essayant de calculer l’impact carbone des trajets évités en avion ou en voiture.

La directrice générale souligne que ce congé ferroviaire dépasse l’aspect financier, en devenant un élément clé de la marque employeur de l’agence. Les jeunes salariés, dont l’âge moyen est de 28 ans, sont sensibles aux initiatives écologiques et attendent des engagements forts de la part de leur employeur.

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