« Miskina, la pauvre » est une série télévisée française qui s’inspire de la série américaine « Ramy ». Elle raconte l’histoire d’une jeune maghrébine et de sa vie quotidienne, sa famille, ses relations amoureuses et sa relation compliquée avec la religion. Dans la deuxième saison, Melha Bedia, l’auteure et comédienne de la série, a décidé d’ajouter des éléments de comédie romantique, en s’inspirant notamment du célèbre « Journal de Bridget Jones ».
Miskina : la nouvelle saison de la série touchante et drôle
Miskina ça veut dire « la pauvre » en arabe. Et c’est l’histoire de la pauvre Fara, 30 ans, myope, en surpoids, jeune adulte d’aujourd’hui, paumée entre amours, religions et famille. On avait adoré la première saison de Miskina, la pauvre, un peu autobiographique, imaginée, coécrite et incarnée par Melha Bedia, la sœur de Ramzy Bedia. Elle revient pour une deuxième saison, et cette fois, elle doit faire face à une dette laissée par sa grand-mère.
Cette série, qui aborde les problèmes quotidiens d’une fille issue de l’immigration, était un pari osé. L’accueil positif de la première saison a rassuré Melha Bedia. « Parce que je me suis dit : peut-être que je fais mal, peut-être que je vais mal retranscrire, peut-être que des gens vont mal le prendre. Et finalement ça, c’est hyper bien passé, et je crois que ça faisait du bien de voir une famille normale de Maghrébins, avec les mêmes problèmes que les autres familles. On a tous la même grand-mère ronchon le dimanche, alors nous, c’est le couscous, mais vous, c’est la blanquette de veau, et ce n’est pas grave, parce que les deux font grossir. »
Dans cette nouvelle saison, Melha Bedia explore toujours la spiritualité à travers son personnage, un des aspects forts de la série. « Il y a un attachement à la spiritualité, qui est lié à sa grand-mère, qui est un peu la matriarche, et c’est elle qui transmet ça, cette espèce de tradition/religion. Ce n’est pas facile d’en parler, mais c’est tellement personnel la religion. Mais j’ai été très contente qu’on y arrive, ajoute Melha Bedia, parce que Fara est un personnage complexe : parfois elle ment à sa grand-mère, mais parfois elle va à la mosquée, parfois elle ne sait pas pourquoi elle y va. Elle ne sait pas pourquoi il faut prier, mais en fait ça lui fait du bien, et donc ce sont des questionnements qu’on a tous un peu. »
Une deuxième saison pleine de dilemmes amoureux pour Fara
Fara est tiraillée entre son ami d’enfance et le lunaire Damien, incarné par Xavier Lacaille. La série prend une tournure plus romantique. « Oui, avec la saison 2, on s’est fait un peu plaisir avec les codes de la comédie romantique. Je suis un peu la Bridget Jones orientale de France et je suis fière. Fara, c’est la même que Bridget Jones, sauf qu’elle habite à Gennevilliers. Elle hésite, elle galère, elle trébuche, elle se relève, elle retrébuche. Elle en aime deux, elle en aime trois. Elle en aime un. Elle essaie de faire des choix et de grandir et d’avancer. »
Miskina, la pauvre, une série drôle et touchante, coécrite et co-interprétée par Xavier Lacaille, toujours aussi lunaire. Six épisodes disponibles sur Prime Video.




