Nouvelle-Calédonie : regain de tension avant anniversaire rattachement à la France

Témoignages



  

    
      
    
      

  

  
    En Nouvelle-Calédonie, regain de tension à l'approche de la date anniversaire du rattachement de l'archipel à la France
          Deux jeunes kanaks sont morts dans la tribu de Saint-Louis, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Deux adolescents originaires de la communauté kanak ont perdu la vie au sein de la tribu de Saint-Louis, lors de la nuit de mercredi à jeudi.

Augmentation de la tension en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, une recrudescence de tension a été observée au sud de Nouméa, avec la mort de deux jeunes Kanaks, âgés de 29 et 30 ans, dans la nuit du mercredi au jeudi 19 septembre. Cet incident s’est déroulé dans la tribu de Saint-Louis, un bastion indépendantiste placé sous le contrôle permanent des forces de l’ordre depuis deux mois. Les deux hommes ont été mortellement blessés lors d’une opération menée par le GIGN.

« Ce ne sont pas des jeunes délinquants »

Des opérations, devenues « régulières » ces dernières semaines, ont été décrites par Louis, un trentenaire kanak, témoin de la présence constante de 150 gendarmes à l’entrée de la tribu. Treize personnes sont actuellement recherchées, dont les deux victimes de la nuit, soupçonnées d’avoir effectué plus de 300 tirs sur les forces de l’ordre le long de cette zone.

Louis, membre de la CCAT (Cellule de coordination indépendantiste), refuse de stigmatiser les jeunes Kanaks : « Ce ne sont pas des jeunes délinquants. Ce ne sont pas les jeunes de Saint-Louis qui bloquent Saint-Louis en ce moment. Ce sont les forces de l’ordre. Les jeunes sont traqués jour et nuit dans la tribu par les forces de l’ordre. » Il a tenté de médier en discutant avec ces jeunes indépendantistes, cachés parmi les familles de Saint-Louis pour échapper aux gendarmes.

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« La mayonnaise est en train de remonter »

Selon Louis, le problème initial qui a conduit à une escalade de violence depuis le 13 mai est lié au sujet du corps électoral. Il estime que si ce texte était retiré, la normalité reviendrait.

Le calme revenu à Nouméa ces dernières semaines a été perturbé par ce regain de tension. Tristan, habitant de l’est de la capitale, témoigne de la présence policière accrue suite aux événements de Saint-Louis. Il observe des départs de feu dans Nouméa et ses environs, ainsi qu’une affluence dans les supermarchés, signe que la situation s’aggrave.

Les autorités se préparent à l’approche du 24 septembre, date anniversaire du rattachement de la Nouvelle-Calédonie à la France. Le couvre-feu, en place depuis les émeutes de mai, sera avancé à 19h sur l’ensemble du territoire dès demain.

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