Imam de la mosquée des Bleuets à Marseille en garde à vue pour apologie du terrorisme

L'imam de la mosquée des Bleuets, à Marseille, ressort libre de garde à vue après avoir dénoncé la présence de stupéfiants dans son immeuble
          Selon une source policière jointe par France Bleu Provence, il a été placé en garde à vue après s'être rendu à la police pour dénoncer des stocks de stupéfiants cachés dans la cave de son immeuble.

D’après les renseignements rapportés par France Bleu Provence, Smaïn Bendjilali est actuellement interrogé depuis le matin de mardi alors que des démarches sont en cours pour fermer administrativement la mosquée.

L’imam de la mosquée des Bleuets à Marseille en garde à vue pour apologie du terrorisme

L’imam de la mosquée des Bleuets à Marseille, située dans les Bouches-du-Rhône, est menacée de fermeture administrative en raison de ses « propos légitimant la violence », selon la préfecture de police. Il a été placé en garde à vue le mardi 3 septembre pour « apologie du terrorisme », comme l’a appris France Bleu Provence auprès du parquet de Marseille.

Selon les informations de France Bleu Provence, Smaïn Bendjilali, l’imam en question, est en garde à vue depuis le mardi matin à 9h. Cette mesure fait suite à un signalement du préfet de police des Bouches-du-Rhône, Pierre-Édouard Colliex, et intervient alors que la mosquée est sous le coup d’une procédure de fermeture administrative.

Le préfet de police des Bouches-du-Rhône avait notifié le 20 août dernier à la mosquée, située dans les quartiers nord de la ville, son intention de la fermer, « à la demande de M. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur ». Cette décision est justifiée par des propos et publications en ligne de l’imam Ismail, de son vrai nom Smaïn Bendjilali, principal prédicateur français de la mosquée.

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Les représentants de la mosquée cherchent à apaiser la situation

Les avocats et responsables de la mosquée des Bleuets à Marseille ont rencontré des représentants de l’État afin de discuter de la situation. Lors de cette rencontre, les représentants de la mosquée, accompagnés du président du conseil départemental du culte musulman, ont proposé des « mesures correctives », selon Me Rafik Chekkat, un des avocats présents. Il s’agit notamment de retirer certaines publications en ligne, « non pas que nous les considérions illégales mais par mesure d’apaisement », a précisé l’avocat.

La délégation a également souligné l’engagement de l’imam Ismail à suivre une formation sur la laïcité et les valeurs de la République, et a mis en avant les nombreuses activités sociales de la mosquée, qui est implantée dans un quartier défavorisé de la ville.

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