15 maires des Côtes-d’Armor convoqués devant le tribunal administratif de Rennes pour un arrêté contesté

Dans les Côtes-d'Armor, 15 maires convoqués devant le tribunal administratif de Rennes
          Le préfet du département a saisi la justice pour demander la nullité d'un l'arrêté que ces élus ont pris début juin, où ils demandent à l'État de mettre en place un plan d'urgence pour la santé.

Le représentant du gouvernement local a décidé de porter plainte devant les tribunaux afin d’obtenir l’annulation d’une décision prise par les élus au début du mois de juin. Ces derniers réclament à l’État la mise en place d’un plan d’urgence pour améliorer la situation sanitaire.

Maires des Côtes-d’Armor convoqués devant la justice administrative

Quinze maires des Côtes-d’Armor sont convoqués mardi 3 septembre devant la justice administrative, selon les informations rapportées par France Bleu Breizh Izel. Le préfet du département a saisi la justice pour demander l’annulation d’un arrêté pris par ces élus en début juin. Dans cet arrêté, les maires demandent à l’État de mettre en place un plan d’urgence sur la santé, sous peine d’une astreinte de 1 000 euros par jour.

Les maires invoquent leur pouvoir de police administrative pour justifier cet arrêté, qui vise à garantir l’ordre public, « l’accès à la santé et la dignité humaine », explique Vincent Le Meaux, maire de Pouëc-du-Trieux et président de Guingamp-Paimpol Communauté. Comme dans d’autres régions de Bretagne, les Côtes-d’Armor souffrent d’une pénurie de médecins, les hôpitaux peinent à recruter, les services d’urgence sont souvent saturés et la maternité de Guingamp est par exemple fermée au moins jusqu’à octobre.

Ouvrir un véritable dialogue

Malgré le regret des élus face à la réponse juridique de l’État, l’audience du mardi 3 septembre devant le tribunal administratif de Rennes pourrait être l’occasion d’ouvrir un véritable dialogue. Philippe Le Goff, maire de Guingamp, espère deux choses : « La première, c’est que, en principe, avant ce type d’audition au tribunal, on peut demander aussi une médiation », confie-t-il à France Bleu Breizh Izel. « L’idée, poursuit-il, c’est aussi d’amener l’État à prendre en considération ce délaissement de la santé sur le territoire et de savoir comment on peut trouver des solutions opérantes. »

Les deux maires interrogés expriment avant tout leur volonté d’ouvrir le dialogue. « D’une certaine manière, c’est intéressant que le juge administratif puisse nous engager dans un discours de négociation cadré, ordonnancé, avec des échéances », estime le socialiste Vincent Le Meaux. Le maire de Plouëc-du-Trieux rappelle qu’à Guingamp, « il nous faut une perspective pour la réouverture de la maternité, à Lannion, à Saint-Brieuc, il faut améliorer l’ouverture des urgences », énumère l’élu.

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« Il nous faut des réponses, insiste Vincent Le Meaux, donc si le juge administratif de Rennes nous permet enfin d’avoir un dialogue républicain entre les maires et l’Agence régionale de santé (ARS), ça serait déjà peut-être un premier pas », avance-t-il.

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