Depuis quarante ans, on n’avait jamais enregistré des récoltes aussi faibles. Les conditions météorologiques défavorables, marquées par de fortes pluies et un manque de soleil, ont grandement affecté les rendements agricoles.
Un agriculteur essonnien confronté à des conditions météorologiques difficiles
Thierry Desforges, agriculteur en Essonne depuis sept ans, a dû faire face cette année à des conditions météorologiques particulièrement compliquées. Les précipitations abondantes et le manque de soleil depuis l’automne ont perturbé sa production de blé, de la période des semis jusqu’à la moisson. En effet, il n’a récolté que 140 tonnes de blé cette année, contre 200 tonnes en 2023. Cette baisse de production représente une perte de 60 000 euros pour Thierry Desforges, soit 13% de son chiffre d’affaires. De plus, la qualité des céréales récoltées n’est pas à la hauteur des attentes.
Des conséquences sur la production nationale de blé
En France, la récolte de blé de l’année 2024 s’est élevée à 26 millions de tonnes, contre 35 millions de tonnes en 2023. Il s’agit donc de la plus mauvaise récolte depuis 1983. Cette baisse de la production nationale pourrait-elle avoir un impact sur les prix des denrées alimentaires à base de blé ? Selon Arthur Porter, consultant chez Argus Média, la situation reste sous contrôle. En effet, les stocks mondiaux de blé sont suffisamment importants en Russie et une bonne récolte est également prévue aux États-Unis. Grâce à un marché mondial bien approvisionné, les prix devraient rester stables pour le pain, la farine et les biscuits.




