Stéphane Troussel, le président du département, fait le point sur l’organisation des Jeux olympiques en Seine-Saint-Denis. Cependant, l’opposition estime que beaucoup reste à faire, en particulier en ce qui concerne le nombre de piscines disponibles.
Les JO de Paris : Seine-Saint-Denis distribue ses médailles avant la cérémonie de clôture
Les Jeux Olympiques ne sont pas encore terminés, avec de nombreuses épreuves restantes avant la cérémonie de clôture, mais le président de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a déjà dressé un premier bilan. Il a décerné une médaille d’or pour la fréquentation des fan-zones.
« On voulait en faire une grande fête populaire : mission accomplie ! », se félicite le président socialiste de la Seine-Saint-Denis. Sur les 1,5 million de spectateurs présents dans les fan-zones en Île-de-France, un tiers, soit 500 000, ont choisi ce département comme lieu de rassemblement, en faisant ainsi l’épicentre des Jeux. En termes d’héritage, le village, la piscine, et même des anneaux olympiques pourraient voir le jour. « Bien sûr, on en veut des exemplaires, lance Stéphane Troussel. On veut aussi des appellations ‘olympiques’ sur un certain nombre d’équipements… et plus si affinités. »
Création d’un bassin « Léon Marchand »
Stéphane Troussel a également confirmé l’implantation à Sevran du bassin « Léon Marchand ». Le champion olympique doit donner son nom à cette nouvelle piscine, mais selon le leader de la droite locale, Philippe Dallier, cela reste insuffisant pour le département le plus jeune du pays. Il rappelle qu’il manque encore une quinzaine de piscines dans les quarante villes du département. Les Jeux olympiques ont permis un léger effort de rattrapage, mais il reste encore beaucoup à faire.
Les Écologistes et les Insoumis alertent également sur le risque de gentrification de la Seine-Saint-Denis. Le prix au mètre carré dans le village olympique atteint 7 000 euros, soit presque le double de la moyenne départementale, ce qui suscite des inquiétudes.




