Chaque jour, la commune de Seine-et-Marne accueille près de 16 000 spectateurs venus assister aux épreuves olympiques, ce qui représente une véritable aubaine financière pour de nombreux commerçants locaux.
L’effet JO à Vaires-sur-Marne
L’effet des Jeux Olympiques se fait sentir à Vaires-sur-Marne, où des milliers de spectateurs viennent se rafraîchir et se restaurer sur la Place de la République. Cette petite commune de Seine-et-Marne, habitée par 13 500 personnes, accueille les épreuves d’aviron et de canoë-kayak au sein de sa base nautique depuis le samedi 27 juillet. Pendant cette période olympique, la place se transforme en une sorte de fête foraine géante, avec des food-trucks et des terrasses ombragées.
Pour les commerçants, jongler entre le français et l’anglais est de rigueur. Balaz, un touriste hongrois, a choisi de déjeuner au Vaires Café avec sa petite amie et se dit agréablement surpris par l’offre : « Il y a de quoi faire pour les gens qui vont aux Jeux olympiques. C’est mieux que de manger sur le site. On a une vraie fourchette, un vrai couteau, c’est comme dans un restaurant, » explique-t-il.
Un impact positif et des projets pour les commerçants
Pour Félix, le responsable de la brasserie, les Jeux Olympiques sont une véritable aubaine : « On a refait le stock, on a passé quatre fois plus de commandes. Les fûts de bière partent comme de l’eau, c’est dingue, » raconte-t-il, visiblement enthousiaste. Son record ? Plus de 650 litres de bière vendus en une seule journée, une performance inédite pour ce barman.
« Le chiffre d’affaires a triplé, voire quadruplé. On n’était pas aussi préparé ! »
Félix, responsable du Vaires Caféà franceinfo
De l’autre côté de la place, la pizzeria a diversifié son offre en proposant également des burgers et des salades. La gestion des stocks est un vrai défi : « Les courses, on les fait trois ou quatre fois par jour. On ne s’attendait pas à vendre autant par jour. Même si on s’y prépare, on a l’impression que le lendemain, on en vend le double, » explique Fati, la gérante.
Régis, le gérant de la saumonerie voisine, compare l’ambiance à celle de Noël. Alors que l’été est normalement une période creuse pour lui, il enregistre en moyenne 600 euros de chiffre d’affaires par jour pendant les Jeux : « J’ai le projet depuis un petit bout de temps d’avoir des casiers réfrigérés en libre-service, sept jours sur sept. Le projet va pouvoir financièrement se concrétiser de manière plus pérenne, » se réjouit-il.
La période olympique n’est pas encore terminée pour les commerçants, qui peuvent encore profiter de quatre jours d’épreuves. Après les Jeux, ils pourront bénéficier d’un nouvel afflux de touristes grâce aux Jeux paralympiques.




