L’Imam contestait une procédure d’expulsion qui le visait, et la justice a donc décidé de suspendre la décision du préfet de ne pas renouveler son titre de séjour de dix ans.
Le tribunal administratif de Bordeaux ordonne la régularisation de l’imam de Pessac
Le tribunal administratif de Bordeaux a donné un délai d’un mois à la préfecture de Gironde pour régulariser la situation de l’imam de Pessac, Abdourahmane Ridouane. Cette décision a été rendue jeudi dernier, après que le préfet de Gironde ait refusé de renouveler son titre de séjour. L’imam était impliqué dans une procédure d’expulsion qu’il contestait.
Un soulagement pour l’imam
Après trois ans de procédure, le tribunal administratif de Bordeaux a donné raison à l’imam et a suspendu la décision du préfet de refuser le renouvellement de son titre de séjour de dix ans. La préfecture dispose maintenant d’un mois pour régulariser sa situation et rembourser ses frais de justice, s’élevant à 1 200 euros.
Abdourahmane Ridouane s’est exprimé à ce sujet en déclarant qu’il était « satisfait que le droit et la justice prévalent encore en France ». Son avocat, Maître Sefen Guez Guez, a également souligné sur les réseaux sociaux que cette victoire renforçait la position de l’imam après l’avis favorable de la commission d’expulsion en juin 2024. Pour Abdourahmane Ridouane, c’est un « nouveau soulagement ».
Une autre procédure judiciaire en cours
En juin dernier, le tribunal judiciaire de Bordeaux avait émis un avis défavorable concernant l’expulsion de l’imam de Pessac. Cependant, cet avis n’était que consultatif, alors qu’une autre procédure judiciaire était en cours. En effet, l’imam avait publié sur Facebook des posts représentant le Hamas, qualifié d’organisation terroriste par l’Union européenne, comme un mouvement de résistance. Ces publications avaient été critiquées par le ministère de l’Intérieur, notamment un dessin mettant en parallèle un soldat ukrainien et un Palestinien face à des chars.
Maître Guez Guez a souligné que la préfecture devait désormais délivrer un titre de séjour à M. Ridouane en attendant la décision sur le fond, espérant que cela mettra fin à l’acharnement contre le président de la mosquée de Pessac.




