Durant une période d’un an, un employé de la plateforme de distribution de courrier et colis de Bourgoin-Jallieu a stocké plus de 13 000 lettres dans son garage, qui étaient destinées à être distribuées dans la région de l’Isle-d’Abeau.
Un facteur accusé d’avoir gardé 13 000 lettres chez lui
Un facteur a été accusé d’avoir gardé chez lui 13 000 lettres car il n’arrivait pas à finir ses tournées. La Poste a porté plainte contre lui et l’homme devra comparaître devant le tribunal en janvier prochain pour « abus de confiance ». Cette information a été confirmée par le parquet de Vienne, suite à une enquête menée par les autorités.
Selon Delphine Moncuit, vice-procureure de Vienne, les courriers non distribués ont été découverts par les gendarmes lors d’une perquisition au domicile du facteur. La découverte a été faite par hasard, après que la femme du facteur ait signalé la présence d’un katana chez eux. Les gendarmes ont alors trouvé les 13 000 plis entreposés dans le garage.
Lors de son interrogatoire, le facteur a admis qu’il n’arrivait pas à terminer ses tournées et qu’il avait décidé de garder les lettres pour éviter des problèmes avec son employeur. Il a préféré taire ses difficultés lors de sa période d’apprentissage afin de décrocher un poste en CDI, qu’il occupe actuellement.
Jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement
La Poste a porté plainte contre le facteur, l’a suspendu de ses fonctions et va redistribuer le courrier en s’excusant auprès des destinataires. Le parquet a confirmé que le facteur sera jugé en janvier 2025 pour « abus de confiance » et qu’il risque jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement.
Olivier Peyroux, facteur et secrétaire syndical Sud PTT Isère-Savoie, a déploré la situation en soulignant que les conditions de travail des facteurs sont souvent insupportables. Il a également mentionné que les réorganisations fréquentes et la surcharge de travail rendent le métier de plus en plus difficile. Selon lui, c’est ce contexte qui a poussé le facteur incriminé à cacher les courriers.
En conclusion, les conditions de travail difficiles et la charge de travail importante sont souvent mises en cause dans les cas de facteurs qui craquent. Le facteur accusé risque désormais de lourdes sanctions pour son geste.




