Le mercredi 17 avril, environ 300 individus ont été contraints de quitter le plus grand squat de France, situé à Vitry-sur-Seine. Les organisations humanitaires réclament davantage d’informations concernant les alternatives d’hébergement disponibles pour ces personnes délogées.
Une opération policière à Vitry-sur-Seine
Les forces de l’ordre ont mené une opération à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, pour évacuer le plus grand squat de France. En effet, l’ancien siège d’une entreprise d’autobus, destiné à la démolition, a accueilli jusqu’à 450 personnes au cours des trois dernières années. Avec l’approche des Jeux olympiques, le propriétaire a demandé à récupérer le bâtiment, ce qui a motivé l’intervention des 250 agents de police mobilisés pour l’opération.
300 personnes dans l’incertitude
Suite à cette évacuation, environ 300 personnes se retrouvent dans l’incertitude. Beaucoup d’entre eux sont inquiets quant aux solutions de relogement qui pourraient leur être proposées. Selon les associations sur place, 80% des occupants étaient en situation régulière. Certains vivaient dans ce squat depuis plusieurs années, avaient trouvé du travail, étaient intégrés dans la société et leurs enfants étaient scolarisés à Vitry. La bénévole de l’association United Migrants, Jhila Prentis, met en garde contre le risque de se retrouver à la rue pour ces personnes.
Les solutions d’hébergement envisagées pour remplacer le squat évacué n’ont pas encore été dévoilées, laissant ainsi les 300 expulsés dans l’incertitude quant à leur avenir.




