Depuis le début du mois d’août, une maladie virale transmissible par un moucheron a été détectée dans le nord de la France. Depuis sa découverte, elle se propage rapidement au sein des élevages, suscitant une grande inquiétude parmi les éleveurs.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé lors du Sommet de l’élevage de Cournon-d’Auvergne que la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 serait désormais ouverte gratuitement à tous les éleveurs. Cette décision vise à stopper l’extension des foyers de la maladie, qui a été détectée récemment en France.
Jusqu’à présent, certaines régions et départements bénéficiaient déjà d’une vaccination gratuite contre la FCO, pour un coût évalué à près de 30 millions d’euros. Depuis sa première détection en août, la FCO de sérotype 3 s’est propagée rapidement, avec un total de 3 743 foyers recensés en élevage jusqu’au 26 septembre. Les syndicats réclament également une prise en charge pour la FCO de sérotype 8, soulignant qu’il est moins coûteux de vacciner que d’indemniser les pertes.
Le Premier ministre, Michel Barnier, s’est engagé à soutenir les agriculteurs touchés par des crises sanitaires telles que la FCO. Les éleveurs doivent faire face à une menace croissante de fièvre catarrhale et de maladie hémorragique épizootique.
Les syndicats agricoles demandent à l’Etat de prendre en charge les pertes directes et indirectes liées à la maladie. La facture peut rapidement devenir très élevée, d’autant plus que le budget de l’année prochaine sera très contraint. Selon les estimations des syndicats, les indemnisations pour les ovins morts pourraient dépasser les 100 millions d’euros. Ces maladies touchent principalement les ovins dans une grande partie du pays, ainsi que les bovins dans le Sud et l’Ouest.




