Prise en charge frais vétérinaires vaccins animaux suspects fièvre ovine pour endiguer épidémie

L'Etat va prendre en charge les frais vétérinaires des vaccins délivrés aux animaux suspects de fièvre catarrhale ovine, dans l'espoir d'endiguer l'épidémie
          Trois foyers de fièvre catarrhale ovine du nouveau sérotype 3 ont été confirmés lundi dans le nord de la France, alors que l'épidémie animale a débuté aux Pays-Bas en septembre 2023.

Lundi, trois foyers de fièvre catarrhale ovine du nouveau sérotype 3 ont été identifiés dans le nord de la France, marquant ainsi le début de l’épidémie animale dans le pays. Cette maladie, qui a fait son apparition aux Pays-Bas en septembre 2023, suscite des inquiétudes quant à sa propagation et à ses conséquences sur les troupeaux ovins. Les autorités sanitaires mettent en place des mesures pour contenir la maladie et protéger la santé des animaux.

Des mesures contre la propagation de la maladie de la langue bleue

Le gouvernement prend en charge les visites vétérinaires pour les animaux soupçonnés de fièvre catarrhale ovine (FCO), afin de détecter et de vacciner. De plus, les analyses en laboratoire sont également financées par l’État, comme le confirme un arrêté paru au Journal officiel le dimanche 11 août, juste avant le lancement d’un vaste plan de vaccination.

La FCO, communément appelée « maladie de la langue bleue », est une maladie mortelle pour les ovins, mais elle peut aussi toucher les bovins, bien que leur taux de mortalité soit plus faible, ainsi que parfois les cervidés. Contrairement à la grippe aviaire, la détection de la FCO ne conduit pas à l’euthanasie des animaux.

L’État prend en charge les opérations effectuées par les vétérinaires sanitaires, telles que les visites des animaux suspects, les actes nécessaires au traitement, le recensement des animaux, la prescription des mesures sanitaires, les rapports de visite, et les attestations correspondantes. De plus, les frais des analyses en laboratoire sont également couverts par l’État.

Le début de la campagne de vaccination

Après la confirmation de trois foyers de FCO de sérotype 3 dans le nord de la France, le ministère de l’Agriculture a annoncé le lancement de la campagne de vaccination dès lundi, avec la fourniture de 6,4 millions de doses de vaccins gratuites. La maladie, non transmissible à l’homme, est présente en France depuis des années, avec les sérotypes 4 et 8 (en Corse et sur le continent). Bien que des vaccins existent pour ces sérotypes, des milliers d’ovins non vaccinés sont décédés ces dernières semaines dans le sud du pays.

Cette épizootie, transmise par des insectes piqueurs, a débuté aux Pays-Bas en septembre 2023, pour ensuite se propager en Belgique, en Allemagne et au Royaume-Uni en quelques semaines. En Belgique et aux Pays-Bas, le nombre de foyers a fortement augmenté ces derniers jours, atteignant 308 en Belgique selon l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire jeudi. Le premier cas confirmé en France a été détecté à Marpent, à quelques kilomètres de la Belgique.

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