La course à la voile célèbre n’est pas simplement une affaire solitaire en mer. En effet, de nombreux professionnels restent à terre pour assurer le bon déroulement de la compétition. Le rôle du « team manager » est crucial au sein des 40 équipes participantes, car il endosse de multiples responsabilités pour soutenir les marins en mer.
Le rôle crucial du « team manager » dans le Vendée Globe
La 10e édition du Vendée Globe, course emblématique de voile en solitaire, ne se limite pas à la compétition en mer. En effet, en coulisses, plusieurs personnes travaillent aux côtés des skippers et jouent un rôle clé jusqu’à leur arrivée. C’est le cas de Marion Cardon, la team manager du navigateur Sébastien Simon au sein du Groupe Dubreuil Sailing Team.
Marion Cardon supervise huit personnes, dont des préparateurs techniques, et bénéficie de 18 ans d’expérience dans la course au large ainsi que de quatre participations au Vendée Globe. L’équipe est installée à proximité du port des Sables-d’Olonne, dans un hangar qui sert de quartier général.
Le rôle polyvalent du « team manager »
Marion Cardon explique que le « team manager » est un véritable chef d’orchestre de l’équipe. Il peut avoir différents profils, en fonction du skipper et du projet. Certains sont plus techniciens, avec une forte connaissance du bateau, tandis que d’autres, comme elle, ont des compétences en marketing, communication et gestion d’équipe. Quel que soit le profil, une bonne connaissance de l’environnement de la course au large est essentielle pour prendre des décisions éclairées.
La communication constante entre le team manager et le skipper
Marion Cardon souligne l’importance de la communication continue avec Sébastien Simon. Ce dernier partage tous les détails de sa navigation, de son état de santé à d’éventuels problèmes techniques. En cas de difficultés, c’est à elle que revient la tâche de coordonner la réponse de l’équipe.
L’aide technique sans assistance directe
Bien que l’assistance soit interdite dans le Vendée Globe, Marion Cardon et son équipe peuvent apporter un certain niveau d’assistance technique. Ils peuvent conseiller le skipper sur des réparations ou des interventions médicales, mais sans influencer ses choix stratégiques de performance. Malgré le caractère solitaire de la course, le lien entre le skipper et son équipe reste essentiel.
Une disponibilité totale et une vigilance constante
Marion Cardon affirme être joignable 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. En cas de conditions météorologiques difficiles, l’équipe renforce sa vigilance et se coordonne pour rester informée en permanence. La communication est la clé pour assurer la sécurité et le soutien du skipper tout au long de la course.




