Suspendues 12 millions d’euros de subventions à la régie de l’eau en Guadeloupe pour « défaillances » comptables

En Guadeloupe, 12 millions d'euros de subventions à la régie de l'eau ont été suspendus pour "défaillances" comptables
          Cette sanction survient après la sortie d'un rapport, qui révèle "des écarts importants et des lacunes majeures dans la tenue des comptes" du Syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe.

Après la publication d’un rapport mettant en lumière des problèmes sérieux dans la gestion des comptes du Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe, une sanction a été décidée. Cette décision fait suite à la découverte d’irrégularités et de lacunes significatives dans la gestion financière de l’organisme.

Suspension des subventions à la régie de l’eau de Guadeloupe

Le versement de 12 millions d’euros de subventions de fonctionnement à la régie de l’eau de Guadeloupe a été suspendu par l’Etat en août. Cette suspension fait suite à des « défaillances » comptables constatées, comme l’a confirmé le préfet de la Guadeloupe, Xavier Lefort, le 12 septembre. Cette décision intervient après la publication dans la presse d’un rapport du Conseil national de suivi (CNS) daté du 2 août, révélant des écarts importants et des lacunes majeures dans la gestion des comptes du Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG). Le rapport pointe également un manque de 48,7 millions d’euros dans les caisses du syndicat.

Un déficit structurel à combler

En réaction à ces constats, le CNS avait déjà gelé 3 millions d’euros restants de 2023 et 2 millions d’euros de la première tranche de 2024, en plus des 7 millions encore à verser, portant le total des subventions suspendues à 12 millions d’euros. Un audit demandé par l’Etat et restitué en janvier 2024 avait mis en lumière des défaillances nécessitant des actions correctives immédiates, mais ces mesures n’ont pas été prises conformément aux attentes.

À LIRE  Transformation d'un ancien site industriel en capitale de l'art urbain à Street Art City, Lurcy-LévisStreet Art City, situé à Lurcy-Lévis, est devenu la capitale du graffiti. Chaque année, une trentaine d'artistes du monde entier viennent y laisser leur empreinte. Parmi eux, Antoine et Katia, qui ont fusionné leurs talents pour former le duo Kat & Action. Antoine, spécialiste du graffiti, et Katia, illustratrice, ont trouvé en Street Art City un lieu unique pour exprimer leur créativité.Ce site industriel reconverti en galerie d'art à ciel ouvert offre une liberté totale aux artistes, qui peuvent laisser libre cours à leur imagination. Les murs sont devenus des toiles géantes, offrant aux visiteurs une expérience artistique immersive. Street Art City est devenu un lieu incontournable pour les amateurs d'art urbain, qui viennent du monde entier pour découvrir les oeuvres éphémères qui s'y trouvent.Antoine et Katia font partie de ces artistes qui ont été séduits par l'atmosphère unique de Street Art City. Leur collaboration, née de leur rencontre sur ce site, est le reflet de la diversité et de la richesse artistique que l'on peut y trouver. Ensemble, ils repoussent les limites de l'art urbain et créent des oeuvres qui ne laissent personne indifférent.Street Art City est bien plus qu'un simple lieu d'exposition, c'est un véritable laboratoire artistique où se mêlent les influences du monde entier. Chaque artiste apporte sa touche personnelle à ce projet collectif, contribuant à faire de Street Art City un lieu unique et inspirant. Antoine et Katia font partie de cette communauté d'artistes qui ont trouvé en ce lieu une source d'inspiration inépuisable.

Face à cette situation, l’Etat a décidé de donner un avertissement au syndicat en août, dans l’attente de corrections nécessaires pour débloquer les fonds prévus. Le SMGEAG, créé fin 2021, fait face à un déficit structurel lié à la fusion des opérateurs préexistants en une seule régie. En plus de ces difficultés financières, le syndicat peine à remplir ses obligations opérationnelles. Malgré cela, le SMGEAG n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP et les autres financeurs du syndicat, tels que la région et le conseil départemental, n’ont pas réagi à cette affaire.

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