Stéphane Troussel répond aux départements voulant suspendre le RSA : « Menacer le gouvernement, pas les plus fragiles »

Budget 2025 : ce ne sont pas "les plus fragiles que nous devons menacer, mais plutôt le gouvernement", répond Stéphane Troussel aux départements qui veulent suspendre le RSA
          "Il faut surtout dire au gouvernement, à quel point la proposition" sur les économies des collectivités prévues dans le budget 2025 "est totalement scandaleuse", insiste vendredi le président socialiste de Seine-Saint-Denis.

Le président socialiste de Seine-Saint-Denis a vivement critiqué la proposition du gouvernement concernant les économies des collectivités prévues dans le budget 2025. Selon lui, il est essentiel de souligner à quel point cette mesure est scandaleuse.

Les présidents des départements menacent de suspendre le versement du RSA

Stéphane Troussel, président PS de Seine-Saint-Denis, a réagi à la menace des présidents des départements de la droite, du centre et des indépendants de ne plus verser le RSA si le gouvernement maintenait son plan d’économies pour les collectivités locales. Cette déclaration a été faite lors des Assises de l’association des Départements de France à Angers du 14 au 15 novembre.

Le Premier ministre, Michel Barnier, s’est rendu à Angers pour assister à ces Assises. Les départements ont en charge l’aide sociale, la gestion des collèges et des routes départementales.

Mode de financement « obsolète et injuste »

Stéphane Troussel a dénoncé la proposition du gouvernement comme étant « totalement scandaleuse ». Il estime que les efforts budgétaires demandés sont intenables, le mode de financement des compétences transférées par l’État depuis 20 ans étant obsolète et injuste. Il déplore le fait que le gouvernement veuille faire payer aux départements le déficit laissé par les financiers responsables de l’augmentation de la dette du pays.

Michel Barnier a promis des ajustements significatifs du budget sur le volet des collectivités. Stéphane Troussel espère que le Premier ministre reculera. Ce dernier plaide pour une allocation sociale unique pour alléger le poids des dépenses sociales des départements, mais le président de la Seine-Saint-Denis ne pense pas que ce soit la solution. Il craint que cela fragilise encore plus les concitoyens les plus vulnérables.

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