Cette semaine, Thierry Fiorile et Matteu Maestracci nous présentent deux films à l’affiche : « L’Histoire de Souleymane » réalisé par Boris Lojkine et « Niki » dirigé par Céline Sallette. Ces deux longs-métrages promettent de nous plonger dans des univers captivants et riches en émotions. Chaque film offre une histoire unique et touchante, portée par des acteurs talentueux. « L’Histoire de Souleymane » nous transporte dans le quotidien d’un jeune homme en quête de liberté et d’identité, tandis que « Niki » nous plonge dans l’univers sombre et mystérieux d’une femme en quête de vérité. Ces deux films sont à découvrir absolument pour les amateurs de cinéma en quête de nouvelles sensations.
Souleymane, le livreur à vélo sous pression
Souleymane se fraye un chemin à vélo à travers les rues de Paris, essayant de respecter les horaires stricts imposés par le service de livraison pour lequel il travaille. Les clients ne lui prêtent guère attention, mais il trouve quelques moments de répit pour apprendre par cœur une histoire fictive en français, une histoire cruciale pour l’obtention d’un titre de séjour. En plus de tout cela, sa petite amie en Guinée lui annonce qu’elle va se marier avec un autre homme, et il est endetté envers un contact qui lui a fourni les détails de l’histoire à mémoriser.
Une interprétation exceptionnelle dans « L’Histoire de Souleymane »
Abou Sangare, qui incarne Souleymane, a remporté le Prix du jury et le Prix d’interprétation masculine à Cannes pour son rôle, est lui-même en attente d’une autorisation de séjour en France malgré son histoire et ses différents emplois. Le film, réalisé par Boris Lojkine, est haletant, captivant, et plonge le spectateur dans l’univers oppressant de Souleymane. Au-delà de son histoire personnelle, le film dépeint une société déshumanisée, où les individus sont traités comme de simples pions à déplacer.
Abou Sangare est remarquable dans son interprétation, tout comme Nina Meurisse, présente brièvement à la fin du film. « L’Histoire de Souleymane » est un chef-d’œuvre cinématographique qui ne laisse pas indifférent.
Niki de Saint Phalle : une artiste en renaissance
Céline Sallette nous présente Niki de Saint Phalle, figure majeure du mouvement des nouveaux réalistes dans les années 60. Plongée dans un récit sur la naissance artistique de Niki, le film évite le piège du biopic classique en se concentrant sur sa renaissance après des épreuves traumatisantes. Victime d’inceste paternel et passée par un hôpital psychiatrique, Niki trouve dans l’art une échappatoire à la folie.
Charlotte Le Bon incarne avec brio cette période charnière de la vie de Niki de Saint Phalle, artiste connue pour ses fontaines et ses performances artistiques où elle tirait sur ses œuvres. Céline Sallette souligne la symbolique de ces performances et l’interdiction de montrer les œuvres à l’écran.
Ce film sur Niki de Saint Phalle est un anti-biopic réussi, qui suscite l’intérêt pour l’artiste et son œuvre. Une invitation à découvrir davantage cette figure emblématique de l’art contemporain.




