A quelques jours seulement des Championnats du monde de ski à Saalbach en Autriche, la course de Super-G à Kitzbühel vendredi dernier a été marquée par de nombreux accidents, en particulier du côté des skieurs français. L’utilisation d’équipements plus performants, une augmentation de la vitesse et des conditions de neige plus difficiles créent un mélange potentiellement dangereux pour la sécurité des athlètes.
La descente mythique de Kitzbuhel en Autriche
La compétition de ski alpin continue avec la célèbre descente de Kitzbuhel en Autriche. Malgré les chutes d’Alexis Pinturault et de Florian Loriot, tous deux évacués en hélicoptère, la compétition se poursuit. L’an dernier, Cyprien Sarrazin avait remporté les deux courses du jour. Cependant, suite à un accident grave à Bormio en Italie il y a un mois, le skieur du Devoluy devra regarder la compétition à la télévision. De nombreux skieurs ont été victimes de chutes graves cette saison, rendant le ski alpin plus dangereux.
Les causes des accidents en ski alpin
Les accidents en ski alpin sont de plus en plus fréquents en raison de divers facteurs. Le matériel est de plus en plus performant, les vitesses sont plus élevées, les pistes sont plus spectaculaires pour les besoins télévisuels, les sauts sont plus impressionnants… Tout cela sur une neige de plus en plus difficile à travailler en raison du changement climatique.
Pour David Chastan, directeur du ski alpin à la Fédération française de ski, il est nécessaire de protéger les athlètes, à l’instar de ce qui se fait en Formule 1 avec le halo, ou en Moto GP avec l’airbag. La sécurité sera le sujet principal des réunions prévues en marge des championnats du monde à Saalbach, en Autriche. Cependant, les changements sont difficiles à mettre en place dans le monde du ski, car les 17 fédérations doivent voter à l’unanimité.




