Le département de la Seine-Saint-Denis est marqué par la présence imposante du Stade de France, du Centre aquatique et du village olympique. Ces infrastructures renommées sont ancrées dans le paysage local, symbolisant l’importance de la Seine-Saint-Denis dans le domaine du sport et de la culture. Cependant, malgré la proximité de ces lieux emblématiques, certains habitants ressentent parfois un sentiment de déconnexion par rapport à l’effervescence et à la célébration qui les entourent. Ils ont l’impression de vivre en marge de cette fête permanente, observant de loin les événements et les festivités qui animent leur département. Cette sensation de ne pas pleinement participer à la dynamique festive peut parfois créer un sentiment de frustration ou d’injustice chez les habitants de Seine-Saint-Denis.
À proximité du Stade de France
À quelques pas du Stade de France, Sandra se rend au marché en tirant son chariot de courses. Elle réside à côté du stade, au « 4 rue de l’olympisme », ce qui la fait sourire. Sandra entend les bruits du stade toute la journée. Parfois, elle sait même qu’il y a eu un but ou un événement avant même de le voir à la télévision. Pour elle, c’est sa façon de participer à la fête, car obtenir des billets est impossible. Malheureusement, elle n’a pas pu assister aux événements, mais elle a pu voir Snoop Dogg et Slimane. Le fait de travailler ne lui laisse pas le temps de profiter de ces moments. De plus, les prix des terrasses de café ont augmenté, ce qui la déçoit.
Deux rues plus loin, Moussa et Lassana discutent en bas des tours, à quelques mètres de policiers. Moussa remarque qu’il y a beaucoup de policiers et de contrôles dans le quartier du Franc Moisin à Saint-Denis, en face du stade. Cependant, les Jeux olympiques ne les concernent pas vraiment. Ils se sentent exclus de l’événement, même s’ils auraient pu obtenir des billets, le stade étant si proche.
Mettre en lumière la Seine-Saint-Denis
Ils se consolent en voyant les supporters de différents pays apporter de l’ambiance. Plus loin, dans le quartier Pleyel, les bus entrent et sortent du village olympique. La fenêtre d’Ahmed donne directement sur le village, mais il ne peut que regarder les Jeux à la télévision. Il se réjouit cependant de voir des touristes arborant des maillots du Brésil ou de la Colombie. Il apprécie de voir ces visiteurs dans son quartier.
Sur le city stade, les jeunes Moussa et Saïd alternent entre les matchs de football entre amis et les épreuves diffusées à la télévision. Ils sont vraiment pris par les Jeux. Selon eux, cela met en lumière la Seine-Saint-Denis, un département souvent critiqué. Ils espèrent que cet événement laissera une empreinte positive dans le département. Après leur match, ils espèrent avoir la chance de croiser des athlètes au supermarché, ce qui arrive régulièrement.




