Le président de la Fédération internationale d’athlétisme, qui est de nationalité britannique, est en lice pour devenir le prochain président du Comité international olympique en mars 2025. Il fait face à six autres candidats pour succéder à Thomas Bach à la tête de l’organisation sportive la plus prestigieuse au monde.
Sebastian Coe, candidat à la présidence du Comité olympique international (CIO), a souligné l’importance d’adopter une « politique claire » sur le genre pour protéger le sport féminin. Il a également mis en avant la nécessité d’élargir la consultation pour réintégrer la Russie aux Jeux olympiques. Selon lui, sans une politique claire et sans ambiguïté, le sport féminin risque d’être perdu, ce qu’il refuse de voir se produire en tant que président d’un sport olympique.
Lors des Jeux de Paris, Sebastian Coe a été mis mal à l’aise par la controverse sur le genre dans la boxe féminine, en particulier lors des sacres de l’Algérienne Iman Khelif et de la Taïwanaise Lin Yu-ting. Ces deux athlètes ont participé au tournoi féminin olympique et ont remporté l’or dans leur catégorie, malgré des exclusions des Mondiaux 2022 et 2023 pour des tests d’éligibilité ratés. Sebastian Coe a souligné l’importance d’avoir des politiques claires dans tous les sports, en particulier dans des disciplines comme la boxe qui comportent des dangers inhérents.
En tant que président de World Athletics depuis 2015, Sebastian Coe a mis en place un règlement en 2018 obligeant les athlètes présentant des différences de développement sexuel à faire baisser leur taux de testostérone pour participer aux compétitions internationales. Cela vise à préserver l’équité de la compétition féminine. Caster Semenya, double championne olympique du 800 m, avait contesté cette disposition, mais son recours a été rejeté par le Tribunal arbitral du sport en 2019.
La course à la présidence du CIO compte sept candidats, dont Sebastian Coe et le Français David Lappartient, président du Comité national olympique et sportif français. L’élection se tiendra en mars 2025 et verra s’affronter des personnalités telles que le Suédois Johan Eliasch, l’Espagnol Juan Antonio Samaranch Junior, le Prince Feisal Al Hussein de Jordanie, le Japonais Morinari Watanabe et la ministre des Sports zimbabwéenne Kirsty Coventry.




