Le 26 juillet dernier, les employés de l’entreprise Duralex, spécialisée dans la fabrication de verre, ont acquis la propriété de leur société. Pour ce faire, ils ont mis en place une société coopérative de production (Scop). Les Scop sont-elles fréquentes en France ? Est-ce que ces entreprises fonctionnent efficacement une fois qu’elles sont mises en place ?
Une nouvelle Scop créée par les salariés de Duralex
Une société coopérative de production (Scop) a été mise en place récemment par les employés de l’entreprise Duralex, devenant ainsi les propriétaires de celle-ci. En France, on dénombre actuellement 4 495 Scop, un chiffre stable mais qui demeure marginal par rapport aux 4 millions d’entreprises présentes dans le pays, comme l’a souligné la journaliste Chloé Tixier. Ces sociétés emploient au total 84 294 salariés, et selon les statistiques les plus récentes, 79% d’entre elles sont toujours en activité 5 ans après leur création, un taux de survie supérieur à celui des entreprises traditionnelles.
L’exemple de SCOPTI à Marseille
Un exemple concret de réussite dans le domaine des Scop est celui de SCOPTI, une entreprise basée près de Marseille (Bouches-du-Rhône) spécialisée dans la fabrication de thé et d’infusions. Les employés de cette entreprise sont d’anciens salariés de Fralib, qui avaient fait les gros titres en 2010 pour avoir occupé leur usine pendant 1 336 jours afin de lutter contre sa fermeture imminente. L’aventure a abouti à la création d’une Scop qui vient de célébrer ses 10 ans d’existence. Chloé Tixier a mentionné que l’entreprise espère atteindre un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros cette année, ce qui constituerait un record depuis sa création.




